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La Chambre des représentants vote en faveur de Keystone XL

14/11/2014 01:14 EST | Actualisé 14/01/2015 05:12 EST
Mark Wilson via Getty Images
WASHINGTON, DC - NOVEMBER 14: House Speaker John Boehner (R-OH)(2nd-L) is escorted by his security detail as he walks to the House chamber before a vote at the US Capitol, November 14, 2014 in Washington, DC. The Republican led House voted to approve legislation to authorize construction of the controversial Keystone XL oil pipeline. . (Photo by Mark Wilson/Getty Images)

WASHINGTON - La Chambre des représentants américaine, contrôlée par les républicains, a voté en faveur d'un projet de loi approuvant l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et le Texas. Le Sénat pourrait emboîter le pas la semaine prochaine.

La chambre a voté à 252 contre 161 pour l'adoption du projet de loi proposé par le républicain Bill Cassidy, de la Louisiane.

Le projet d'oléoduc était plongé dans les limbes par des évaluations environnementales, des objections envers son tracé et les tirailleries politiques depuis six ans. Mais le plus récent projet de loi présenté par les républicains de la Chambre pourrait se retrouver sur le bureau du président Barack Obama.

Du côté du Sénat, les partisans de l'oléoduc disent être confiants d'obtenir les 60 voix nécessaires pour en obtenir l'adoption mardi prochain.

La Maison-Blanche a cependant précisé que le droit d'approbation des projets d'infrastructure transfrontaliers appartient à l'administration et non aux membres du Congrès, ce qui constitue une menace voilée d'imposer son droit de veto au projet de loi.

Pour le président de la Chambre, John Boehner, il est temps que le président écoute le peuple américain, particulièrement après les victoires républicaines lors des élections de mi-mandat, et signe le projet de loi. M. Obama, interrogé sur ce dossier alors qu'il est de l'autre côté de la planète, a soutenu qu'une évaluation longtemps retardée de Keystone XL ne pouvait aller de l'avant sans connaître le verdict d'une contestation juridique du tracé de l'oléoduc au Nebraska.

«Je ne crois pas que nous devrions court-circuiter ce processus», a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse en Birmanie.

Le projet de 1900 kilomètres doit partir de l'Alberta, traverser le Montana, le Dakota du Sud et le Nebraska, où il se connecterait aux oléoducs existants, histoire de permettre de transporter 800 000 barils de pétrole brut par jour vers les raffineries de la côte du Texas. Au dire des partisans du projet, celui-ci permettra de créer des milliers d'emplois, en plus de renforcer la sécurité énergétique américaine, mais les environnementalistes mettent en garde contre de possibles déversements, et avancent que l'oléoduc accélérera le développement de l'une des pires formes de pétrole.

Dans un rapport publié le 31 janvier, le département d'État américain indiquait que le projet ne ferait pas croître les émissions de carbone de façon importante, puisque le pétrole risque de toute façon de se retrouver sur les marchés. De plus, transporter le pétrole par train ou camion entraînerait des problèmes environnementaux encore plus importants que le fait de construire et d'utiliser Keystone XL.

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