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Jonathan Guilmette se donne quatre ans pour relever son défi au Japon

14/11/2014 02:46 EST | Actualisé 14/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Après avoir contribué à l'émergence de plusieurs jeunes patineurs québécois, le Montréalais Jonathan Guilmette a décidé de relever un nouveau défi en acceptant de devenir l'entraîneur-chef de l'équipe japonaise de patinage de vitesse courte piste.

S'il reconnaît que cette offre l'a un peu pris par surprise en mai dernier, la perspective de prendre en main le programme japonais jusqu'aux Jeux olympiques d'hiver de 2018 à PyeongChang l'a convaincu de faire le saut.

«Quatre ans, ça donne beaucoup de temps pour bâtir un programme solide», a reconnu Guilmette, vendredi, en marge de la Coupe du monde de l'ISU présentée à l'aréna Maurice-Richard à Montréal.

Le triple médaillé olympique a déjà constaté que l'approche est très différente au Japon de ce qu'il a connu ici.

«Il n'y a pas de centre national là-bas et les patineurs sont éparpillés dans plusieurs clubs à travers le pays. Il faudra donc trouver un endroit et créer un centre pour réunir les meilleurs patineurs.»

Guilmette entend toutefois se donner le temps de s'acclimater à son nouvel environnement.

«Cette première année en est une d'observation et d'évaluation pour moi, a-t-il poursuivi. Mon rôle consiste à m'occuper autant des athlètes seniors que des juniors. Ça permet de voir aussi au développement des plus jeunes.»

Et il se montre d'ailleurs enthousiaste lorsqu'il parle de la relève au Japon. Kazuki Yoshinaga, un jeune de 14 ans, a fait sensation aux dernières sélections japonaises en remportant le 1500 mètres.

«Mais il est encore trop jeune pour faire partie de l'équipe nationale et participer aux épreuves de la Coupe du monde. Nous avons également de bons espoirs âgés de 18 à 21 ans.»

Âgé de 36 ans, Guilmette entend s'attaquer à un autre défi, celui d'apprendre le japonais.

«Certains patineurs parlent un peu l'anglais mais il faut que j'apprenne la langue pour mieux communiquer avec eux. C'est un autre challenge.»

Guilmette avoue qu'il est encore partagé quand il assiste à une Coupe du monde comme ce week-end à Montréal. Entraîneur-chef du Centre régional canadien d'entraînement (CRCE) jusqu'à sa nomination à la tête de l'équipe japonaise, il a alors l'occasion de croiser des jeunes patineurs canadiens qu'il a aidés à se faire une place au sein de l'équipe nationale, notamment les Samuel Girard, Kim Boutin, Joanie Gervais.

De Girard, il déclare que «c'est le meilleur athlète que j'ai eu l'occasion d'entraîner. C'est un patineur complet, qui est bon peu importe la distance.»

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