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Hamelin termine sa journée sur une fausse note à la Coupe du monde de Montréal

14/11/2014 06:16 EST | Actualisé 14/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Charles Hamelin avait connu une journée parfaite jusqu'au relais. Et la locomotive de Sainte-Julie était en voie de mener son équipe à une victoire aisée dans sa vague éliminatoire. Une malencontreuse chute dans l'avant dernier tour a anéanti les espoirs du Canada dans cette épreuve à la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste, disputée à l'aréna Maurice-Richard jusqu'à dimanche.

Le triple médaillé d'or avait la mort dans l'âme en se relevant. Et pour cause. C'est la deuxième semaine consécutive qu'il chute — après Salt Lake City la semaine dernière — et prive ses jeunes coéquipiers d'un meilleur sort.

«Nous étions vraiment en contrôle, nous formions la meilleure équipe sur la glace et de loin, a commenté Hamelin une vingtaine de minutes après sa déconvenue. Et il a fallu que je tombe pour une deuxième fois de suite dans le relais, éliminant du coup les chances du Canada de se rendre en finale et de gagner une médaille. C'est ça qui me fait mal.»

Hamelin s'en voulait d'autant plus qu'il est tombé par sa propre faute.

«J'ai vu cette fissure dans la glace pendant toute la course et je me disais qu'il ne fallait pas que je la 'pogne'. Et voilà qu'après le dernier échange, je passe dessus et je tombe. J'aurais tellement voulu mieux pour les 'boys', qui ont fait la course de leur vie», a-t-il ajouté, en faisant allusion aux jeunes Samuel Girard, Yoan Gauthier et Patrick Duffy.

La série noire de Hamelin et du relais canadien continue donc. Tout a commencé aux Jeux de Sotchi lorsque la chute de François Hamelin, le frère de Charles, avait causé la perte de l'équipe. Charles avait ensuite trébuché de façon inexplicable aux épreuves individuelles de 1000m et 500m. Un mois plus tard, un autre erreur avait privé les Canadiens d'un podium aux championnats du monde disputés à Montréal.

Vendredi, tout s'était pourtant déroulé à merveille pour le chef de file de l'équipe canadienne avant son erreur. Il a assuré sans mal sa qualification pour les deux distances individuelles auxquelles il est inscrit en fin de semaine. Il sera donc des demi-finales du 1500 mètres, samedi, et des quarts de finale du deuxième des deux 500 mètres au programme ce week-end, dimanche.

Deux autres vétérans de l'équipe, Guillaume Bastille, de Rivière-du-Loup, et Valérie Maltais, de La Baie, ont aussi connu une journée satisfaisante, se qualifiant pour les demi-finales du 1500 mètres et les quarts de finale du 1000 mètres, dimanche.

«Ma dernière course (le 1000 mètres) n'a pas été la plus belle avec les chutes mais, sur cette distance, ça arrive souvent, a analysé Bastille. Ce qui importe, c'est d'éviter les accrochages. Passer en quarts de finale au 1000m et en demi-finales au 1500m, c'est un bon vendredi, disons.»

Malgré son expérience, Maltais a reconnu avoir ressenti un peu de nervosité en début de journée.

«C'est sans doute la fébrilité d'être à la maison, devant notre public. Mais une fois la première course terminée, la glace était brisée et là c'est parti pour le week-end.»

Marianne St-Gelais, de St-Félicien, a pour sa part connu une journée en demi-teinte. Après avoir assuré facilement sa qualification pour les quarts de finale du 500 mètres de samedi, son parcours s'est terminé par une disqualification au 1000 mètres.

«La pénalité était justifiée et je m'y attendais à la fin de ma course. Je me suis fait un peu avoir sur le dépassement de l'Américaine (Jessica Smith) mais je n'ai pas paniqué. Je l'ai laissée prendre sa place. Mais je n'avais pas prévu que la Hongroise (Andrea Keszler) allait être aussi près de nous. Je me retrouvais donc troisième et même quatrième, car je ne savais pas où était la troisième patineuse. J'ai trop voulu garder ma deuxième position et je me suis montrée trop agressive en utilisant mes bras.»

La journée de St-Gelais a failli tourner au cauchemar lors des qualifications du relais 3000 mètres dames. Après avoir frôlé la disqualification pour avoir touché la ligne de départ avec la lame de son patin, elle a presque perdu l'équilibre en fin de course en prenant le relais de Joanie Gervais. Le pire a été évité et les Canadiennes ont remporté leur vague.

«C'est de ma faute, a-t-elle reconnu. Joanie a été excellente. Elle a vu que les Françaises étaient dans nos jambes, elle a donc été plus large dans le virage d'avant pour vraiment me donner une poussée intérieure. Moi, je n'ai pas ajusté mon tracé à l'intérieur de la piste. La poussée a été excellente mais j'étais déstabilisée et je suis partie sur un patin.»

Les jeunes vedettes montantes de l'équipe canadienne ont montré leurs aptitudes. La Sherbrookoise Kim Boutin s'est qualifiée pour les quarts de finale du 500 mètres de samedi, Girard, de Fernand-Boileau, a franchi avec succès la phase éliminatoire du 1000 mètres, et Gauthier, de Rivière-du-Loup, accompagnera Hamelin en quarts de finale du 500 mètres de dimanche.

Cassandra Bradette, de Saint-Félicien, Joanie Gervais, de Saguenay, et Courtney Shmyr, de Langley, C.-B., seront aussi des quarts de finale des 500 mètres.

La Coupe du monde de Montréal est la deuxième étape de la saison, après celle disputée le week-end dernier à Salt Lake City. Les patineurs canadiens y ont récolté cinq médailles, dont celle d'or de St-Gelais au 1000m et celle d'argent de Hamelin au 1500m.

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