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L'État islamique est accusé de crimes en Syrie

14/11/2014 10:44 EST | Actualisé 14/01/2015 05:12 EST
Anadolu Agency via Getty Images
SANLIURFA, TURKEY - NOVEMBER 14: Turkish Armed Forces take security measures in Suruc district of Turkey's Sanliurfa during the missile and mortar attacks between Islamic State of Iraq and Levant (ISIL) and Kurdish armed groups in Kobani (Ayn al-Arab) town of northern Syria near Syrian-Turkish border crossing on November 14, 2014. (Photo by Ercin Top/Anadolu Agency/Getty Images)

Le groupe État islamique prive des centaines de milliers de personnes de vivres et de médicaments, et il a caché ses combattants parmi les civils depuis que la coalition américaine a débuté ses frappes aériennes en Syrie et en Irak, a prévenu vendredi un comité onusien qui enquête sur d'éventuels crimes de guerre en Syrie.

Le comité affirme que le groupe État islamique impose un «règne de terreur» aux Syriens et aux Irakiens. Le groupe utilise la brutalité publique et l'endoctrination pour assujettir à son contrôle les populations, dit le comité, et commet fréquemment des crimes contre les femmes et les enfants.

Les conclusions des quatre membres la Commission internationale d'enquête sur la Syrie sont tirées de plus de 300 entrevues réalisées avec des gens qui ont vécu ou vivent toujours sous le règne des djihadistes, en plus de preuves vidéo et photographiques.

Le président de la commission, le diplomate brésilien Paulo Sergio, affirme que ceux qui ont fui témoignent tous de gestes visant à terroriser la population et à la réduire au silence. Il a comparé le groupe État islamique aux organisations criminelles qui n'offrent des services qu'à ceux qui se plient à sa volonté.

Les victimes font état d'exécutions, d'amputations, d'individus fouettés en public, d'esclavage sexuel, d'enfants-soldats et d'une endoctrination répandue.

Le groupe est maintenant synonyme de violence extrême à l'endroit des civils et des combattants ennemis capturés, ajoute le rapport.

Les organisations caritatives sont incapables de rejoindre quelque 600 000 personnes dans les secteurs contrôlés par les djihadistes, dans les provinces de Deir el-Zour et Raqqa. Le groupe aurait aussi interféré avec la circulation des médicaments, des médecins et des infirmières dans la province d'Hassaqua.

La commission dispose d'un mandat du Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour identifier ceux qui se sont rendus coupables de violations du droit international en Syrie depuis mars 2011.

Par ailleurs, en Irak, les forces gouvernementales ont réussi vendredi à expulser les combattants du groupe État islamique de la ville de Beiji, où se trouve la plus grosse raffinerie du pays. Il s'agit de la plus récente défaite des djihadistes en Irak et en Syrie. L'armée irakienne pourrait profiter de sa victoire à Beiji pour se diriger vers la ville de Tikrit, dans le sud du pays.

Le leader du groupe État islamique a enfin ordonné la production de pièces d'or, d'argent et de cuivre qui serviront de monnaie — le dinar islamique — au sein de son califat autoproclamé.

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