POLITIQUE

FTQ: PKP souhaite rencontrer Daniel Boyer

13/11/2014 01:22 EST | Actualisé 13/11/2014 01:23 EST
CP

QUÉBEC - Alors que le torchon brûle entre l'organisation syndicale et le candidat pressenti à la chefferie du PQ, Pierre Karl Péladeau affirme qu'il souhaite rencontrer le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Mercredi, Daniel Boyer s'est dit ouvert à rencontrer M. Péladeau. «S'il a des choses à nous dire, qu'il nous le dise», a-t-il lancé.

«Ça va me faire plaisir de rencontrer monsieur Boyer», a répondu en soirée Pierre Karl Péladeau, en marge d'un discours prononcé devant l'assemblée générale du PQ dans Charlesbourg.

PKP n'avait toutefois pas de message particulier pour le président de la FTQ. «On va jaser ensemble, on va échanger. Y'a rien de particulier qu'on va échanger, on verra.»

Plus tôt cette semaine, Daniel Boyer a laissé entendre que son organisation pourrait noyauter le PQ afin de bloquer l'élection de Pierre Karl Péladeau à la tête du parti.

Cette perspective n'inquiète «pas du tout» celui qui pourrait annoncer sa candidature d'ici la fin du mois.

La FTQ lui reproche les nombreux lockout que Québecor a connus sous sa tutelle. «Je l'ai entendu en commission parlementaire où il voulait remettre en question les dispositions antibriseurs de grève dans le Code du travail au Québec. Donc, j'ai des doutes que demain ce soit un protravailleur», a commenté M. Boyer mercredi.

Pierre Karl Péladeau a défendu ses actions passées en affirmant que ces arrêts de travail étaient nécessaires pour la survie de ses entreprises.

Par ailleurs, l'ex-patron de Québecor a affirmé qu'il «n'a jamais pris position contre la formule Rand», qui oblige un nouvel employé à adhérer au syndicat de l'entreprise.

«N'est-il pas légitime de nous permettre, comme citoyens bénéficiant d'une maturité politique et démocratique, de décider si nous voulons ou non faire partie d'une organisation syndicale et d'en payer les cotisations ?», écrivait-il pourtant dans le Journal de Québec en 2010, en plein lock-out au Journal de Montréal.

La formule Rand a été adoptée par le Parti québécois de René Lévesque en 1970.

«La formule Rand existe et elle a été décrétée par des tribunaux, a-t-il ajouté. Alors, elle existe et je pense qu'elle va continuer à exister.»

Avec La Presse Canadienne

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