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La FIFA accuse l'Angleterre d'avoir nuit à l'image du football mondial

13/11/2014 02:50 EST | Actualisé 13/01/2015 05:12 EST

LONDRES - L'Angleterre a essuyé de sévères critiques de la FIFA au sujet de la conduite de son comité de candidature à l'obtention de la Coupe du monde de 2018.

Dans un rapport sur la corruption, la FIFA accuse l'Angleterre d'avoir «terni l'image du football mondial».

Le juge à l'éthique de la FIFA Joachim Eckert a découvert des «faits et circonstances potentiellement problématiques» entourant la candidature de l'Angleterre, particulièrement dans sa tentative de séduction de l'ex-vice-président de la FIFA Jack Warner, aujourd'hui en disgrâce.

Les comités de candidature de l'Australie, du Japon et de la Corée du Sud ont aussi été critiqués pour leur conduite dans la course à l'obtention du Mondial 2022.

Eckert a convenu qu'aucune des actions commises par les nations candidates n'a affecté l'intégrité des scrutins, menés en 2010 et au terme desquels les tournois de 2018 et de 2022 ont été octroyés à la Russie et au Qatar, respectivement. Il ajoute toutefois qu'il croit que «de sérieuses violations aux règles de mises en candidature» ont été commises et que des procédures disciplinaires pourraient être intentées contre l'Angleterre.

«Nous n'acceptons aucune critique en ce qui a trait à l'intégrité du comité de candidature de l'Angleterre, ni d'aucun de ses membres, a indiqué la Football Association (FA) par communiqué en réponse au rapport. Nous avons mené une campagne transparente, comme le démontre ce rapport quand il fait référence à 'la coopération complète' du comité anglais à cette enquête. Nous maintenons que la transparence et la coopération de tous dans ce procédé est crucial pour sa crédibilité.»

L'Angleterre, qui comptait sur David Beckham et le Prince William à titre d'ambassadeurs, n'a reçu que deux des 22 votes au scrutin pour le Mondial 2018.

Eckert a notamment rabroué l'Angleterre pour ses liens avec Warner, l'ex-président de la CONCACAF. L'Angleterre a fortement critiqué Warner, la FIFA et son président, Sepp Blatter, depuis son humiliante défaite.

Selon Eckert, Warner, qui a démissionné en 2011 pour éviter une enquête sur des allégations de corruption, aurait multiplié les «demandes inappropriées» au comité anglais afin de lui garantir son vote. Il écrit dons son rapport de 42 pages que les attentes de Warner, qui insitait pour que les candidats répondent à ses demandes, constituaient «une violation évidente» des règles de candidature.

«La réponse de l'Angleterre a démontré qu'en plusieurs occasions, elle avait répondu à ces attentes, nuisant ainsi à l'image de la FIFA et du processus de mise en candidature», écrit le juge allemand, qui ajoute que des procédures disciplinaires pourraient être intentées contre certains individus.

Le comité de candidature anglais a été très transparent au sujet de sa tentative de gagner l'appui de Warner, effectuant notamment plusieurs visites à Trinité-et-Tobago. Eckert a surtout critiqué l'Angleterre pour avoir accepté de défrayer 55 000 $ US pour commanditer une soirée de l'Union caribéenne de football à la demande de Warner en 2010, ce qui a «nui à l'intégrité du processus de mises en candidature».

Eckert précise toutefois que ces dommages n'ont eu qu'une portée limitée, ce qui a aussi été le cas quand l'Angleterre a apporté son aide à l'équipe des moins de 20 ans de Trinité-et-Tobago en lui permettant de s'entraîner en Grande-Bretagne en 2009, et en semblant vouloir octroyer des «bénéfices» à une équipe détenue par Warner.

L'Angleterre a aussi fourni un boulot en Grande-Bretagne à une personne proche de Warner, ce qui a donné l'impression «qu'elle cherchait à offrir des bémnéfices personnels» à Warner afin d'obtenir son vote.

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