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Faux militaire: la police d'Ottawa ouvre une enquête

13/11/2014 01:15 EST | Actualisé 13/01/2015 05:12 EST

OTTAWA - Le Service de police d'Ottawa a ouvert jeudi une enquête sur un individu qui s'est fait passer pour un ancien combattant dans une entrevue accordée à la CBC lors du jour du Souvenir.

L'homme a été interviewé par une journaliste de la télévision anglaise de Radio-Canada pendant la couverture en direct de la cérémonie de commémoration à Ottawa.

Son passage a attiré l'attention de quelques militaires et anciens combattants, qui ne reconnaissaient pas ce soi-disant frère d'armes se faisant appeler Franck Gervais.

Il se peut que l'homme n'ait pas décliné sa véritable identité au micro de la CBC, a indiqué jeudi le Service de police d'Ottawa, qui a ouvert une enquête après avoir reçu «plusieurs plaintes».

Les premières étapes de l'enquête viseront donc à identifier l'homme, a-t-on affirmé du côté de la police.

«La seule chose que l'on sait très bien, c'est que personne ne porte le nom sous lequel l'homme s'affichait dans les dossiers militaires canadiens», a précisé Carole Lavigne, du bureau des relations avec les médias du Service de police d'Ottawa.

En vertu de l'article 419 du Code criminel, le port illégitime d'uniforme militaire ou de toute décoration militaire est interdit.

«Ça, c'est l'accusation qui pourrait être déposée. Ce n'est pas fait», a tenu à spécifier Mme Lavigne.

La barbe que portait le faux militaire a mis la puce à l'oreille de plusieurs. D'autres encore ont remarqué qu'il portait son écharpe rouge du mauvais côté.

Le ministère de la Défense nationale a confirmé qu'aucun Franck Gervais ne figurait dans ses registres militaires.

«Les membres des Forces armées canadiennes portent fièrement leur uniforme», a écrit jeudi dans un courriel Ashley Smith, porte-parole du ministère.

Un comportement comme celui qui est reproché à l'individu interviewé par la CBC est irrespectueux envers ceux «qui ont mérité de porter leur uniforme» en raison des «sacrifices qu'ils ont faits pour notre pays», a-t-elle poursuivi.

Le ministère ne fera pas davantage de commentaires sur cette histoire puisqu'une enquête policière est en cours.

La CBC, qui a dit regretter l'incident, s'est également engagée à mener sa propre enquête.

Plusieurs militaires et anciens combattants qui étaient présents à Ottawa ce jour-là ont été interviewés — et aux yeux d'un civil, cet homme semblait être un véritable militaire, a expliqué la société d'État dans un communiqué.

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