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Un sans-abri de Vancouver encouragé par des hommes à mettre le feu à ses cheveux

12/11/2014 05:00 EST | Actualisé 12/01/2015 05:12 EST

VANCOUVER - Une vidéo en ligne montrant un sans-abri de Vancouver encouragé par des jeunes hommes à mettre le feu à ses cheveux suscite une forte indignation depuis quelques jours, mais la police ne mène aucune enquête sur l'incident.

La vidéo de 30 secondes, diffusée sur le site LiveLeak, aurait été tournée grâce à un téléphone intelligent, dimanche, dans un quartier de bars du centre-ville de Vancouver, et avait été visionnée mercredi par plus de 50 000 internautes.

On y voit un homme allumer un briquet près de son oreille droite, sous les encouragements de jeunes hommes que l'on ne voit pas à l'image. L'homme réagit à peine lorsque sa chevelure prend feu à l'arrière de sa tête. Au moins une personne le presse d'arrêter, mais d'autres sont morts de rire tout autour. C'est finalement une personne non identifiée qui tapote le feu avec sa main, avant que l'homme n'éteigne lui-même le reste, comme si de rien n'était.

Des défenseurs des droits des itinérants qualifient le geste d'«exploitation» d'une personne vulnérable, alors que le magazine sans but lucratif Megaphone le qualifie d'«horrible et de dégoûtant», déplorant que ce n'est pas la première fois qu'un incident du genre se produit à Vancouver.

L'agent Brian Montague a admis que la vidéo est troublante, mais on n'y voit pas une utilisation de la force qui pourrait mener à des accusations de voies de fait — du moins dans la version publiée sur internet. Car la vidéo semble avoir fait l'objet d'un montage et elle est incomplète — elle ne montre pas ce qui s'est passé avant que l'homme ne mette le feu à sa chevelure, a indiqué le policier.

Il est donc difficile, à partir de la seule vidéo, de déterminer si l'homme a été encouragé d'une quelconque façon à poser ce geste — en lui offrant de l'argent ou en le menaçant, par exemple. Et à la fin de la vidéo, un jeune homme lui tend une cigarette, peut-être pour mettre un terme à ce manège, avance l'agent Montague.

«C'est malheureux que des gens trouvent acceptable ou amusant d'assister à ce genre de scènes, de la filmer et de la mettre en ligne», a-t-il estimé. «Surtout lorsque cela implique une personne visiblement marginalisée.»

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