POLITIQUE

Pont Champlain: Poëti attendra avant de donner son avis sur un changement de nom

12/11/2014 12:33 EST | Actualisé 12/01/2015 05:12 EST
Infrastructure Canada

QUÉBEC - Le ministre des Transports Robert Poëti ne voit pas d'urgence à s'opposer au changement de nom du pont Champlain étudié par les conservateurs.

M. Poëti a affirmé qu'il attendra d'être convoqué par les représentants d'Ottawa, à la suite de la décision de ministre fédéral des Transports Denis Lebel de renoncer à baptiser le futur pont du nom du joueur de hockey Maurice Richard.

«Le gouvernement travaille sur ça, alors à partir de là, quand ils seront rendus à cette étape et qu'ils vont me rencontrer pour en parler, je vais le faire, a-t-il dit aux journalistes. Mais à ce stade-ci pour moi ce n'est pas une urgence.»

En Chambre, les péquistes ont pressé M. Poëti de s'afficher en faveur du maintien du nom actuel, choisi pour rappeler la mémoire de l'explorateur français et fondateur de Québec, Samuel de Champlain.

Après avoir montré son ouverture au changement d'appellation, le premier ministre Philippe Couillard a invité Ottawa, la semaine dernière, à agir prudemment dans ce dossier. Quelques jours plus tard, M. Lebel a annoncé que le choix du nom de Maurice Richard, joueur légendaire du Canadien de Montréal, n'était plus envisagé.

Après la période des questions, M. Poëti s'est défendu de baisser les bras devant M. Lebel, qui a écarté le choix du nom de M. Richard sans pour autant assurer que celui de Champlain sera maintenu.

Le ministre libéral a affirmé que le gouvernement fédéral a pris une sage décision en écoutant l'opposition suscitée par la possibilité que la dénomination de l'infrastructure soit changée.

Notant que «M. Lebel a reculé sur le fait du nom de Maurice Richard», M. Poëti a déclaré que cette question n'est pas dans les priorités du gouvernement québécois.

«Ils ont eu des opinions du Québec, de gens qui disaient qu'ils étaient en désaccord avec un nom suggéré, a-t-il dit. À partir de là ils se sont retirés. Je pense que c'était sage de le faire.»

En Chambre, la députée péquiste de Vachon, Martine Ouellet, a soupçonné Ottawa de vouloir rebapitiser le nouveau pont pour justifier l'imposition d'un péage qui n'existe pas actuellement sur le pont Champlain.

«La tactique est grossière, mais le premier ministre libéral, son ministre des Transports, ainsi que la CAQ ont sauté dedans à pieds joints reniant du même coup notre histoire et notre mémoire», a-t-elle dit.

M. Poëti, dont le gouvernement s'oppose au péage sur la nouvelle infrastructure, a rejeté l'hypothèse soulevée par Mme Ouellet.

«Je ne pars pas d'une hypothèse de complot comme la députée de Vachon fait, sur des hypothèses, qu'on veut faire telle ou telle chose, a-t-il dit. Je suis une personne pratique et opérationnelle, l'importance pour moi c'était d'obtenir ce pont là.»

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