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Les États-Unis et la Chine s'entendent pour réduire leurs émissions polluantes

12/11/2014 07:47 EST | Actualisé 12/01/2015 05:12 EST

PÉKIN, Chine - Les États-Unis se sont engagés, mercredi à Pékin, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28 pour cent d'ici 2025, en comparaison au niveau national de 2005, tandis que la Chine fera de même d'ici 2030.

Les deux pays n'ont toutefois pas indiqué comment ils comptent s'y prendre pour atteindre ces objectifs. Certains craignent aussi que la hausse des émissions chinoises d'ici 2030 ne vienne annuler les réductions américaines.

Les annonces des présidents américain Barack Obama et chinois Xi Jinping ont pris les environnementalistes de court. Même s'ils espéraient de tels engagement depuis longtemps, les écologistes doutaient de leur concrétisation en raison des hésitations chinoises et de la faiblesse politique de M. Obama.

L'idée avait tout d'abord été soulevée en février, lors d'une visite en Chine du secrétaire d'État américain John Kerry. M. Obama ensuite écrit à M. Xi au printemps, pour suggérer une alliance des deux plus grandes économies de la planète. M. Obama est revenu à la charge en septembre, à l'occasion d'une rencontre des Nations unies sur le climat.

«C'est un point tournant dans la relation entre les États-Unis et la Chine, a dit le président américain. Cela démontre ce que nous pouvons accomplir quand nous nous attaquons ensemble à un problème mondial urgent.»

Des responsables américains ont indiqué que les États-Unis sont en voie d'atteindre leur objectif précédent, soit une réduction de 17 pour cent d'ici 2020. La nouvelle cible implique des réductions deux fois plus rapides entre 2020 et 2025.

La Chine, qui multiplie les centrales énergétiques au charbon, espère que ses émissions atteindront un sommet au plus tard en 2030. Il s'agit néanmoins d'une annonce importante pour Pékin, qui avait toujours résisté aux pressions de la communauté internationale en matière de climat.

Cette annonce commune des deux plus grands pollueurs de la planète réflète un désir de faire front commun en matière de lutte aux changements climatiques.

«Il s'agit d'après mois de la plus importante annonce bilatérale en matière de climat jamais faite. C'est un message clair de la part des deux pays qui polluent le plus et qui se disent prêts à travailler ensemble», a affirmé David Sandalow, un ancien conseiller en matière d'environnement pour la Maison-Blanche.

L'entente a été saluée par de nombreux leaders, dont le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et l'ancien vice-président américain Al Gore.

Des scientifiques estiment que ce traité, qui doit être finalisé l'an prochain à Paris, représente la dernière chance de la planète pour corriger le tir avant que les changements climatiques ne deviennent irréversibles.

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