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Le Conseil de sécurité se réunit au coeur de signaux d'alarme en Ukraine

12/11/2014 10:23 EST | Actualisé 12/01/2015 05:12 EST

SOFIA, Bulgarie - Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est rassemblé pour la 26e fois en réunion d'urgence sur l'Ukraine, mercredi, alors que l'ONU a mis en garde contre le retour possible de combats à large échelle dans les régions de l'est contrôlées par les rebelles.

La rencontre de mercredi s'est tenue quelques heures après que le commandant en chef de l'OTAN eut affirmé que des colonnes de soldats et de chars russes étaient entrés dans la région, ce que Moscou s'est empressé de nier.

Le général américain Philip Breedlove a indiqué que, depuis deux jours, des chars russes, des batteries d'artillerie, des systèmes antiaériens et des soldats sont arrivés dans l'est du pays.

Le général Breedlove, qui s'exprimait depuis Sofia, en Bulgarie, n'a pas fourni plus de précisions. Le ministère russe de la Défense a rapidement répliqué que ces affirmations étaient sans fondements.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a aussi indiqué que sa mission de surveillance avait remarqué des convois non identifiés en périphérie des villes dans la région.

L'ambassadrice américaine Samantha Power a affirmé au Conseil que la Russie «parlait de paix, tout en continuant à alimenter la guerre». Les États-Unis avaient convoqué cette réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

Le représentant de Moscou a amorcé son allocution en avertissant que les rencontres du conseil ne devraient pas tourner au ridicule, et a qualifié la tempête de critiques de la part de membres du conseil de nouvelle «propagande».

Le Conseil de sécurité s'est réuni à répétition sur l'Ukraine depuis le début de la crise plus tôt cette année, mais peu d'actions peuvent être entreprises étant donné le pouvoir de veto de la Russie en tant que membre permanent.

Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations unies, Jens Toyberg-Frandzen, a affirmé au Conseil que l'ONU s'inquiétait grandement de la possibilité d'un retour aux combats à large échelle, ou encore d'un conflit en ébullition pendant des mois qui serait catastrophique pour la région. Le conflit pourrait aussi être gelé et latent pendant des années ou des décennies, a-t-il ajouté.

L'ambassadeur du Luxembourg a souligné que plus de 4000 personnes avaient été tuées dans le conflit.

L'ambassadrice lituanienne, Raimonda Murmokaite, critique virulente de Moscou, a dit croire que la Russie menait une «guerre non déclarée» en Ukraine.

La situation s'envenime dans l'est de l'Ukraine, mettant en péril la trêve fragile négociée il y a quelques semaines.

L'Occident et l'Ukraine accusent depuis longtemps la Russie de fournir des hommes et de l'équipement aux insurgés qui sévissent dans l'est de l'Ukraine.

Le général Breedlove affirme que la frontière entre la Russie et l'Ukraine est «grande ouverte».

La plus importante ville de l'Est ukrainien, Donetsk, est le théâtre depuis quelques jours des combats les plus violents des dernières semaines.

Le cessez-le-feu signé le 5 septembre est violé presque quotidiennement.

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