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La rétrogradation de l'administrateur en chef de la santé publique inquiète

12/11/2014 05:58 EST | Actualisé 12/01/2015 05:12 EST

TORONTO - Des personnalités de santé publique du Canada craignent que la rétrogradation planifiée de l'administrateur en chef de la santé publique n'affaiblisse l'indépendance de cette charge.

Ils suggèrent que de faire de lui un employé de l'agence de santé publique plutôt que son dirigeant est une erreur.

Le gouvernement a l'intention de confier la responsabilité de la gestion quotidienne de l'agence à un président, une position sur le point d'être créée.

L'administrateur en chef de la santé publique — actuellement le docteur Gregory Taylor — deviendra alors un officier de l'agence qui conseillera le ministre de la Santé et le président de l'agence.

La législation nécessaire au changement se trouve dans l'actuel projet de loi omnibus déposé au Parlement.

Le docteur Perry Kendall, l'administrateur en chef de la santé publique de la Colombie-Britannique, a prévenu les députés que ce changement n'est pas souhaitable lorsqu'il a témoigné devant un comité sénatorial qui étudiait le projet de loi la semaine dernière.

Il dit se préoccuper du fait que l'administrateur fédéral n'aura pas un statut de sous-ministre qui ferait de lui l'équivalent des autres sous-ministres autour de la table. M. Kendall affirme avoir discuté du changement avec plusieurs collègues dans la communauté médicale et qu'ils sont tous d'avis que le changement va affaiblir son rôle et celui de l'agence.

Mais le docteur Taylor, qui a aussi témoigné en comité, a dit soutenir la modification qui, selon lui, découle d'une bonne gestion.

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