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La concurrence reste vive, dit Loblaw, qui se tourne vers les aliments frais

12/11/2014 07:54 EST | Actualisé 12/01/2015 05:12 EST

TORONTO - Le patron de la plus grande chaîne de supermarchés au Canada ne s'attend pas à ce que la guerre entre les différents épiciers du pays s'atténue dans les quelques prochaines années et croit plutôt que la concurrence se fera de plus en plus vive alors que les rivaux continueront à tenter de se ravir leurs parts du marché.

«Il y a de raisonnables attentes de concurrence intense, avec une stabilité rationnelle, pour les trois prochaines années. Quiconque s'aventurerait à prédire la structure du marché au-delà de cette période prendrait, à mon avis, un grand risque», a affirmé mercredi le président et directeur exécutif de Loblaw (TSX:L), Galen Weston, aux analystes lors d'une conférence téléphonique destinée aux analystes.

«Mais il ne faut jamais dire jamais. Dans notre position, nous allons répondre à toute force concurrentielle qui s'opposera à nous, mais nous ne voyons pas grand-chose qui puisse nous permettre de croire, pour l'instant, que cela va se détériorer de façon particulièrement importante. Et nous ne voyons pas non plus d'occasion pour nous de surpasser nos concurrents dans les trois prochaines années.»

Selon M. Weston, Loblaw continuera à se concentrer sur son offre de valeur — que ce soit au niveau des prix, de l'offre personnalisée ou des aspects pratiques — aux consommateurs et à leurs goûts et leurs attentes en constante évolution.

Loblaw affirme observer une demande croissance pour les aliments frais et les plats prêts à manger. Même si ces mets coûtent plus chers, les consommateurs sont prêts à allonger plus d'argent s'ils jugent qu'il s'agit de nourriture de bonne qualité, a fait valoir M. Weston.

L'analyste Irene Nattel, de la Banque Royale, a donné au titre de Loblaw une note de «sur-performance» avec un cours-cible de 62 $. Selon elle, même si Loblaw devrait offrir une performance «modestement supérieure à celle de ses concurrents, ses parts de marché relatives devraient rester près de leurs niveaux actuels».

L'action de Loblaw a avancé mercredi de 1,98 $ à la Bourse de Toronto, soit 3,4 pour cent, pour clôturer à 60,10 $.

Plus tôt mercredi, les Compagnies Loblaw ont dévoilé un bénéfice en baisse pour leur troisième trimestre, mais un bénéfice ajusté et des revenus en hausse grâce aux solides ventes de leur chaîne de pharmacies Shoppers Drug Mart récemment acquise — exploitée sous la bannière Pharmaprix au Québec.

Loblaw a racheté Shoppers pour 12,4 milliards $ dans le cadre d'une transaction annoncée en juillet 2013 et complétée cette année. Le troisième trimestre n'était que le deuxième à consolider les résultats des pharmacies.

Le bénéfice net ajusté de Loblaw s'est chiffré à 371 millions $, soit 90 cents par action, pour le trimestre clos le 4 octobre. Le résultat, supérieur de 3 cents aux attentes des analystes, représente une hausse de 23 pour cent par rapport au bénéfice ajusté de la même période en 2013.

Les revenus ont bondi de 36 pour cent par rapport à l'an dernier, atteignant 13,6 milliards $. En excluant les revenus de Shoppers, le chiffre d'affaires de Loblaw progressait de deux pour cent à 10,2 milliards $.

Dans l'ensemble, le bénéfice net de Loblaw a retraité de 5,3 pour cent à 142 millions $, par rapport à 150 millions $ au troisième trimestre de l'an dernier. La société a attribué ce déclin à une baisse du bénéfice d'exploitation, qui est passé à 335 millions $, contre 375 millions $ l'an dernier, avant ajustements.

En excluant Shoppers Drug Mart, le bénéfice d'exploitation ajusté a progressé de 74,2 pour cent à 669 millions $, contre 384 millions $ un an plus tôt.

«Nous avons toujours devant nous quelques trimestres de mesures de restructuration potentielles, qui pourraient entraîner des frais non récurrents», a noté M. Weston lors de la conférence téléphonique. Les coûts de restructuration ont atteint 46 millions $ au cours du plus récent trimestre.

Par ailleurs, les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an — un indicateur clé du secteur du détail — ont progressé de 2,5 pour cent au cours du trimestre.

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