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Deux sociétés canadiennes ont joué un rôle dans l'atterrissage du robot Philae

12/11/2014 08:01 EST | Actualisé 12/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Deux entreprises canadiennes débordaient de fierté, mercredi, après avoir joué un rôle modeste, mais tout de même important dans l'atterrissage historique d'un robot sur la surface d'une comète.

SED Systems, établie à Saskatoon, a construit trois stations terrestres utilisées par l'Agence spatiale européenne (ASE) pour communiquer avec la sonde Rosetta. Le vaisseau s'est séparé de son module Philae, qui est allé se poser sur la comète surnommée 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Le groupe d'Ottawa ADGA-RHEA a quant à lui conçu des logiciels pour manier les opérations de commandes complexes.

Le gérant des affaires pour SED Systems Denis Sirois s'est dit fier qu'une entreprise de seulement 250 employés ait contribué à cet effort.

Les trois stations terrestres de la compagnie sont situées en Australie, en Espagne et en Argentine.

M. Sirois a observé sur Internet les scientifiques de l'ASE, qui assistaient, fous de joie, à leur exploit, en direct de leur salle de commande de Darmstadt, en Allemagne. Il a dit comprendre leur excitation.

«La plupart de ces scientifiques et de ces planificateurs de mission ont passé une bonne partie de leur carrière à travailler là-dessus, c'est presque comme leur bébé», a-t-il expliqué.

Le groupe ADGA-RHEA, qui a développé le logiciel «MOIS», a été impliqué très tôt dans la mission de l'ASE, a révélé son directeur général, André Sincennes.

«Depuis les années 2000-2002, nous avons travaillé en étroite collaboration avec l'Agence spatiale européenne pour élaborer ce programme, qui a été testé au cours des 12 dernières années et il a été utilisé presque à chaque mission», a souligné M. Sincennes.

Selon lui, le logiciel s'est avéré très important dans les trois derniers mois.

Rosetta a été a été mise en hibernation en juin 2011 pour limiter sa consommation d'énergie solaire et la technologie de la compagnie canadienne a aidé à la réactiver en janvier dernier.

«C'est une étape critique. C'était un point décisif dans le succès de la mission (...) Le logiciel est entré en fonction afin de permettre la formulation de toutes les nouvelles procédures requises pour assurer ce réveil», a indiqué M. Sincennes.

«Plus de 1000 procédures ont dû être révisées, changées, adaptées et réorganisées», a-t-il précisé.

M. Sincennes a parlé d'une journée de «fierté nationale» pour les Canadiens.

Le groupe ADGA-RHEA emploie 600 travailleurs au Canada et 200 en Europe. La compagnie est établie au pays depuis 47 ans et elle a des bureaux de conception à Montréal depuis 1970.

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