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Une Canadienne aurait rallié les rebelles kurdes

11/11/2014 07:09 EST | Actualisé 11/11/2014 07:09 EST
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Une Canadienne de la Colombie-Britannique, qui a immigré en Israël, serait la première femme étrangère à avoir rallié les forces kurdes en Syrie pour combattre le groupe armé État islamique (EI). Son passé n'est toutefois pas blanc comme neige.

Gill Rosenberg, 31 ans, est une pilote d'avion qui s'était enrôlée dans l'armée israélienne. Elle a été arrêtée en 2009, puis extradé aux États-Unis et emprisonné en lien avec une fraude téléphonique, selon une de ses anciennes avocates.

Joint au téléphone par Reuters à un numéro irakien, Gill Rosenberg dit être en Syrie, mais refuse d'en dire plus. « Désolée, vous devez passer par la chaîne de commandement des YPJ », a-t-elle affirmée, en référence à la milice de femmes kurdes qu'elle a joint, après les avoir contactées sur Internet.

Israel Radio a diffusé une entrevue avec Gill Rosenberg lundi dans laquelle elle affirme s'être rendue en Irak, avoir suivi une formation avec les forces kurdes et vouloir se battre dans la Syrie voisine.

« Ils aiment la vie comme nous »

« Les Kurdes sont nos frères. Ils sont de bonnes personnes. Ils aiment la vie, beaucoup comme nous, vraiment », répond-elle lorsqu'on lui demande pourquoi elle veut combattre aux côtés des peshmergas.

Une source du Kurdistan affirme que Gill Rosenberg est la première femme étrangère à jrallier les forces kurdes en Syrie, ajoutant que plusieurs Occidentaux se battent dans leur rang.

Sur ce qui semble être sa page Facebook, la Canadienne a publié des photos qu'elle indique avoir prises dans les régions kurdes d'Irak et de Syrie.

« Dans l'armée israélienne, nous disons « aharai », après moi. Montrons à l'État islamique ce que ça signifie », écrit-elle dans une publication datant du 9 novembre.

L'avocate israélienne Yahel Ben-Oved, qui a représenté la jeune femme lors de son procès aux États-Unis, affirme ne pas avoir l'information que Gill Rosenberg a joint les forces kurdes, même si les deux femmes se sont parlé récemment. « Mais c'est exactement le genre de choses qu'elle ferait », ajoute-t-elle.

Passé trouble

Gill Rosenberg avait consenti à être extradée pour passer trois ans derrière les barreaux aux États-Unis à la suite d'un plaidoyer négocié, dit l'avocate Yahel Ben-Oved.

Un document du FBI qui date de 2009 nomme Gill Rosenberg parmi 11 personnes arrêtées en Israël relativement à un « jeu de loteries bidon qui ciblaient des victimes, essentiellement des personnes âgées ».

Le site de nouvelles israélien NRG rapportait à cette époque que la jeune femme s'était tourné vers le crime après avoir manqué d'argent, qu'elle était séparée de ses parents et qu'elle avait tenté en vain de joindre l'agence de renseignement israélienne Mossad.

Israël a maintenu ses liens militaires, d'espionnage et d'affaires avec les Kurdes depuis les années 1960. Cette minorité ethnique présente en Syrie, en Turquie, en Iran et en Irak, joue pour Israël un rôle de tampon avec leurs adversaires arabes communs.

Israël interdit à ses citoyens de voyager dans des pays ennemis, dont la Syrie et l'Irak. Il a sévi contre ses citoyens arabes qui reviennent au pays après avoir combattu avec le groupe armé État islamique ou d'autres groupes rebelles contre le régime de Bashar Al-Assad.

Le Canada s'inquiète également des citoyens qui vont se battre en Syrie. Les autorités israéliennes et canadiennes affirment connaître le cas de Gill Rosenberg, mais elles n'ont pas précisé si des efforts ont été faits pour la ramener.

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