NOUVELLES

L'arrivée de Gonchar est une forme de désaveu pour les jeunes et Tom Gilbert

11/11/2014 07:06 EST | Actualisé 11/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Pour Marc Bergevin, une équipe n'a jamais suffisamment de profondeur en défense. L'acquisition du vétéran Sergei Gonchar, des Stars de Dallas, s'inscrit dans la philosophie du directeur général du Canadien, mais elle s'avère également une forme de désaveu pour les jeunes Nathan Beaulieu et Jarred Tinordi ainsi que pour le vétéran Tom Gilbert.

Bergevin a admis que Beaulieu et Tinordi, mardi, doivent être meilleurs. Il a ajouté qu'on les a rencontrés individuellement dernièrement afin de leur passer le message.

«Ce sont deux bons jeunes qui ont progressé depuis mon arrivée en poste en 2012, mais ils ont encore des progrès à faire, a-t-il affirmé, en conférence de presse avant le duel face aux Jets de Winnipeg. Ils possèdent les atouts pour réussir et ils sont à Montréal pour longtemps. Que ce soit ici ou à Hamilton, ils ont besoin de millage.»

Bergevin s'est gardé de dire à quel endroit ils obtiendront ce «millage», mais il a mentionné avoir son idée arrêtée sur le sujet. Il a réitéré l'importance pour une organisation de miser sur plusieurs défenseurs de qualité parce que les blessures sont inévitables en cours de saison. Avec l'arrivée de Gonchar, le Tricolore aura huit défenseurs dans ses rangs.

«Pour moi, tout commence devant le but, en montant vers l'avant. Avec Carey (Price), nous sommes en bonne position. Nous devons améliorer, comme équipe, notre jeu défensif. J'accorde plus d'importance à empêcher nos adversaires de marquer qu'au total de buts que nous marquons. En séries éliminatoires, les rencontres se gagnent par de bas pointages, 2-1, 3-2.»

Bergevin a pris soin d'insister sur le fait que Gonchar n'est plus le redoutable défenseur à caractère offensif qu'il était à l'époque où il portait les couleurs des Capitals de Washington ou des Penguins de Pittsburgh. Mais qu'il pourra sûrement s'avérer une partie de la solution pour le manque de résultats de l'équipe en supériorité numérique.

Gonchar tire de la gauche, ce qui vient créer un déséquilibre dans les duos de défenseurs. Mais Bergevin a dit qu'il peut se tirer d'affaire du côté droit.

Aux observateurs qui lui reprochent de ne pas avoir offert de contrat à Francis Bouillon en début de saison, il réplique que les deux dossiers et les deux défenseurs sont fort différents.

Le Canadien aurait payé les services de Bouillon beaucoup moins chèrement que ceux de Gonchar, qui touche un salaire de 5 millions $US à sa dernière année contractuelle. Cela, même si les Stars ont accepté dans la transaction de défrayer huit pour cent du total du salaire qui lui reste à être versé.

Bergevin a admis s'être départi de Travis Moen pour une question d'ordre financier puisqu'il était sous contrat jusqu'à la fin de la saison 2015-16.

«Ç'a été un facteur attaché à la prise de décision, a-t-il souligné, en faisant remarquer que c'est lui qui a accordé à Moen un lucratif contrat de 7,4 millions $ pour quatre ans en 2012. On ne sait jamais quel sera le plafond salarial d'une année à l'autre, on doit se donner une marge de manoeuvre.»

Pour ce qui est du renvoi de l'attaquant Rene Bourque, Bergevin a tenu des propos semblables à ceux de l'entraîneur Michel Therrien, en disant qu'on avait suffisamment fait preuve de patience dans son cas.

«Rene a connu une saison très ordinaire en 2013-14, avant d'être un de nos meilleurs attaquants en séries éliminatoires. J'espérais que la confiance qu'il avait acquise en séries lui donne un élan pour cette saison. Mais ça ne s'est pas produit. Je ne voulais pas patienter pendant six mois avant de revoir le Rene Bourque des séries. C'est à lui de prouver à Hamilton qu'il peut aider une équipe de la Ligue nationale. S'il retrouve sa confiance et sa constance, il va me forcer la main à prendre une décision et de le ramener à Montréal. Je ne ferme pas la porte pour un éventuel retour.»

PLUS:pc