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L'Agence spatiale européenne enverra une sonde spatiale sur une comète

11/11/2014 03:24 EST | Actualisé 11/01/2015 05:12 EST

BERLIN - L'Agence spatiale européenne (ASE) tentera de poser un de ses robots sur une comète qui se déplace à une vitesse moyenne de 66 000 kilomètres par heure.

Il s'agit de l'aboutissement de plus de dix ans de recherche sur la comète en question.

Les scientifiques espèrent que les informations enregistrées par la sonde spatiale Rosetta et son robot Philae permettront d'en apprendre davantage sur l'origine des comètes et sur les autres objets de l'Univers.

L'agence a assuré que le robot Philae fonctionnait bien, malgré une petite défectuosité survenue mardi.

La mission, évaluée à 1,62 milliard $ US, a commencé il y a une vingtaine d'années.

En 2004, après un délai d'un an, Rosetta avait finalement décollé, mais elle avait dû tourner autour de la Terre trois fois, et même une fois autour de Mars, afin de gagner assez de vitesse et ainsi arriver à chasser la comète.

Après avoir parcouru 6,4 milliards de kilomètres, la sonde a réussi à s'approcher de la comète en août dernier.

Elles se suivent en orbite entre les planètes Mars et Jupiter, à 500 millions de kilomètres de la Terre. L'ASE utilise d'ailleurs les antennes géantes de la NASA pour communiquer avec Rosetta.

Mercredi matin, la sonde spatiale exécutera une série de manoeuvres complexes afin d'atteindre un point de chute optimal, avant de se séparer de la sonde, vers 3 h 35, heure de l'Est. L'opération durera sept heures.

Si la démarche ne fonctionne pas, les scientifiques ne pourront plus rien faire, puisqu'une commande sur Rosetta peut prendre 28 minutes à se rendre.

Dans l'éventualité où le robot de 100 kilogrammes arrive à se poser sur la comète, il s'accrochera à l'aide de deux harpons pour s'assurer de ne pas s'éloigner, en raison de la gravité basse.

On saura vers 11 h 03 si Philae a réussi son atterrissage.

Selon le directeur de la mission, Fred Jansen, un échec ne serait pas si grave, puisque la sonde elle-même pourra recueillir la plupart des données importantes.

Déjà, les données ont permis de tracer un portait de la comète, notamment concernant sa forme et sa composition.

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