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Blessé au pied, Charle Cournoyer fait contre mauvaise fortune, bon coeur

11/11/2014 04:25 EST | Actualisé 11/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Charle Cournoyer ne l'a pas facile cette saison. Le médaillé olympique de bronze des Jeux de Sotchi avait déjà pris du retard à l'entraînement cet été après avoir été opéré aux épaules. Et voilà qu'une fracture au pied droit survenue à l'entraînement fin octobre l'a obligé à faire l'impasse sur les deux premières Coupes du monde de la saison, dont celle qui sera présentée à Montréal ce week-end.

Le patineur de vitesse courte piste de Boucherville garde néanmoins le moral. À ses yeux, il est préférable que tous ces revers de fortune se produisent à la première année du nouveau cycle olympique plutôt que plus tard. Et il n'entend pas précipiter son retour à la compétition même si la rivalité est vive au sein de l'équipe canadienne.

«C'est vrai que c'est un peu stressant de voir que je prends du retard sur les autres, a reconnu Cournoyer. Mais je suis confiant d'être capable de reprendre ma place. J'ai repris tranquillement l'entraînement sur glace ces jours-ci et mon retour à la compétition dépend de la vitesse à laquelle je retrouve la forme.»

Il ne veut surtout rien brusquer et vise d'avoir retrouvé la sommet de sa condition physique à temps pour les sélections canadiennes de janvier qui serviront à déterminer les patineurs qui prendront part aux championnats du monde de la mi-mars à Moscou.

Cournoyer, âgé de 23 ans, se décrit comme le premier de la nouvelle vague de jeunes patineurs qui ambitionnent d'assumer la relève au sein d'une équipe canadienne qui accumule les succès depuis des décennies.

«Nous formons un groupe de jeunes patineurs talentueux», analyse-t-il en faisant aussi allusion aux Samuel Girard, 18 ans, Samuel Bélanger-Marceau, 22 ans, et Yoan Gauthier, 21 ans.

«Les jeunes poussent le groupe des vétérans, c'est une source d'énergie pour eux. Quant aux jeunes, ils s'impliquent beaucoup et apprennent vite.»

Cournoyer promet d'être un spectateur attentif ce week-end à l'aréna Maurice-Richard et même de refiler quelques conseils à ses jeunes coéquipiers.

«Nous formons un groupe soudé et les vétérans comme Charles (Hamelin) et Olivier (Jean) sont généreux de leurs conseils. C'est important car l'expérience joue un rôle important en patinage de vitesse courte piste.»

Si de nouveaux visages émergent au sein de l'équipe canadienne, il en va de même sur la scène internationale. Cournoyer dit que chez les hommes, les Coréens, les Chinois et les Russes demeurent les forces en présence avec les Canadiens.

«Mais la Hongrie mise sur des jeunes prometteurs et le Japon devrait s'améliorer avec l'arrivée de Jonathan Guillemette comme entraîneur.»

Le Canada a complété la première Coupe du monde de la saison, le week-end dernier à Salt Lake City, avec une récolte de cinq médailles. Marianne St-Gelais, de Saint-Félicien, a remporté l'or au 1000m, et Charles Hamelin, de Sainte-Julie, a obtenu l'argent au 1500m.

«Nous avons placé trois patineurs dans la finale du 1500m — Hamelin, Girard et Guillaume Bastille — ce que nous n'avions pas réussi depuis longtemps», a conclu Cournoyer.

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