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Washington ne peut confirmer la mort du chef de l'État islamique

10/11/2014 02:31 EST | Actualisé 10/11/2014 02:31 EST
Anadolu Agency via Getty Images
MOSUL, IRAQ - JULY 5 : An image grab taken from a video released on July 5, 2014 by Al-Furqan Media shows alleged Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) leader Abu Bakr al-Baghdadi preaching during Friday prayer at a mosque in Mosul.(Photo by Al-Furqan Media/Anadolu Agency/Getty Images)

Le Pentagone a indiqué lundi ne pas pouvoir confirmer les informations selon lesquelles le chef du groupe Etat islamique (EI) serait mort dans un raid aérien mais a suggéré que d'autres dirigeants d'un rang inférieur dans l'organisation ont pu être touchés.

Ces propos interviennent après un week-end de rumeurs et d'informations contradictoires selon lesquelles le chef autoproclamé du groupe EI, Abou Bakr al-Baghdadi, aurait été blessé, voire tué, dans des raids de la coalition ayant visé vendredi des dirigeants de l'organisation.

"Il y a clairement de nombreuses informations contradictoires sur le sort de Baghdadi. Mais le plus important selon nous est que nous ne pouvons simplement pas confirmer son état actuel", a déclaré un porte-parole du Pentagone, le colonel Steven Warren.

Le Pentagone a souligné que les frappes aériennes de vendredi avaient visé un rassemblement de dirigeants de l'EI dans la ville de Mossoul, dans le nord de l'Irak, entraînant les rumeurs sur la mort de Baghdadi.

Les responsables américains sont actuellement en train d'examiner toutes les informations en leur possession mais le colonel Warren a suggéré qu'en fait ce sont "des responsables d'un rang inférieur sur le plan tactique" qui ont pu être touchés.

"Il s'agissait d'un convoi de dix véhicules qui, nous avons de bonnes raisons de le croire, transportaient peut-être des chefs de guerre", a expliqué Steven Warren.

La mort de Baghdadi signifierait une victoire majeure pour la coalition internationale menée par les Etats-Unis, qui a lancé en août une campagne de frappes aériennes pour repousser les extrémistes sunnites du groupe EI. Ceux-ci ont saisi de larges pans de territoires en Irak et en Syrie.

Barack Obama a annoncé dimanche qu'une "nouvelle étape" s'ouvrait en Irak où les Américains ne veulent plus seulement stopper les jihadistes mais "lancer une offensive" contre eux.

Pour le président américain, l'envoi annoncé vendredi de 1 500 conseillers militaires supplémentaires en Irak marque l'entrée dans une "nouvelle étape" contre l'EI.

Baghdadi, qui a proclamé fin juin un "califat" sur les vastes régions conquises par l'EI en Irak et Syrie, est l'un des deux hommes les plus recherchés par Washington, qui offre dix millions de dollars pour sa capture.

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