NOUVELLES

Quatre chercheurs nucléaires sont tués en Syrie

10/11/2014 08:19 EST | Actualisé 10/01/2015 05:12 EST

BEYROUTH - Quatre chercheurs nucléaires syriens ont été tués près de Damas quand leur autobus a été attaqué par des hommes armés, rapportent des militants et un site Internet favorable au gouvernement.

L'attaque s'est produite dans un secteur où des combats n'ont pas lieu, ce qui signifie que les hommes ont été délibérément ciblés.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, ajoute qu'un chercheur nucléaire iranien a aussi perdu la vie. Le site Web «Damas Now» fait également état d'une cinquième victime, mais sans l'identifier.

Le quotidien progouvernemental Al-Watan rapporte la mort de quatre chercheurs nucléaires et d'un ingénieur électrique.

Al-Watan indique que les hommes se dirigeaient en bus vers un centre de recherche scientifique près de la capitale, Damas, quand ils ont été attaqués dimanche. L'attaque pourrait avoir été perpétrée par le Front al-Nousra, qui est affilié à Al-Qaïda.

L'attaque est survenue dans un secteur calme, près d'un pont sur une autoroute tout juste au nord de Damas, selon l'Observatoire.

L'émissaire onusien Staffan de Mistura a rencontré lundi le président syrien Bachar el-Assad. Il lui a notamment proposé l'adoption d'une trêve dans la ville d'Alep, dans le nord du pays. M. Assad a déclaré que cette proposition mérite d'être étudiée.

M. de Mistura avait évoqué pour la première fois, le mois dernier à New York, l'idée de trêves localisées et de petite envergure. Cela permettrait de mettre fin aux combats dans certains secteurs, d'acheminer de l'aide humanitaire et possiblement de mener à une paix plus importante après trois ans et demi de combats qui ont fait plus de 200 000 morts.

«Le président Assad (...) considère que l'inititative de de Mistura mérite d'être étudiée et travaillée pour atteindre son objectif de rétablir la sécurité dans la ville d'Alep», a dit le gouvernement syrien par voie de communiqué.

On ne sait pas si les commentaires de M. Assad témoignent d'un changement de ton de la part du régime syrien, puisque la proposition de M. de Mistura avait tout d'abord été lapidée par les médias officiels, ou s'il s'agit essentiellement d'une opération de relations publiques.

M. de Mistura a ensuite pris la direction de la ville centrale de Homs, où il a visité des mosquées et des églises dans des secteurs qui étaient contrôlés par les rebelles avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, plus tôt cette année. Il devait aussi s'entretenir avec les derniers insurgés encore retranchés dans la ville.

Après sa rencontre avec le gouverneur de Homs, M. de Mistura a indiqué par voie de communiqué qu'il croit que la solution au conflit syrien sera «pacifique et politique, et non militaire».

PLUS:pc