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Lars Eller croit que Rene Bourque peut revenir plus fort... ailleurs!

10/11/2014 03:26 EST | Actualisé 10/01/2015 05:12 EST

BROSSARD, Qc - Lars Eller estime que Rene Bourque n'est pas un joueur fini et qu'il peut redevenir l'ailier dominant qu'il était, il y a six mois à peine, s'il se refait une santé sur le plan psychologique.

Eller et Bourque ont connu du succès ensemble au cours des dernières séries éliminatoires. L'entraîneur Michel Therrien a même acquiescé, lundi, quand on a suggéré qu'ils ont été les deux meilleurs attaquants du Canadien dans son parcours jusqu'en finale de l'Est, le printemps dernier.

Eller a amassé 13 points et Bourque 11, incluant un sommet pour l'équipe de huit buts. Mais les deux joueurs ont été incapables de recréer la magie printanière au début de cette saison.

Affirmant que seul Bourque connaît les raisons pour lesquelles ça ne fonctionne pas pour lui, le jeune Danois a soumis que le principal problème est souvent d'ordre psychologique.

«Je le dis souvent: l'aspect psychologique est prépondérant dans le sport, mentalement ça peut être difficile», a-t-il relevé, lundi, en commentant la rétrogradation de Bourque dans les rangs mineurs.

«Il y a six mois, tout le monde a vu combien il peut être un joueur dominant quand il est au sommet de son art, a-t-il continué. Les insuccès qu'il avait cette saison, ce n'est pas parce qu'il était blessé ou qu'il est rendu trop vieux. Je pense réellement que ça se passe dans la tête. Et ça s'applique à tout le monde.»

Eller fait lui-même appel aux services d'un psychologue sportif afin de l'aider à composer avec les aléas de sa carrière d'athlète.

«Dans le cas de Rene, il peut y avoir plusieurs raisons. Seul lui peut les identifier et en parler. Mais je sais que, mentalement, ça peut être tellement difficile. C'est un défi au quotidien pour tous les joueurs d'offrir un rendement constant.

«J'estime qu'il peut encore connaître du succès et je lui souhaite de trouver une place dans une autre équipe.»

Cela dit, Eller a avoué que le message que l'organisation envoie aux joueurs est clair. Même si le CH montre un impressionnant dossier de 10-4-1, on ne se montrera pas très patient si un élément retarde le groupe.

«C'est très compétitif dans la Ligue nationale. Il y a toujours quelqu'un pour prendre votre place si vous n'êtes pas à la hauteur, a avancé Eller. Nous savons tous ça. Nous savons tous que des décisions comme celle impliquant Rene peuvent arriver, mais nous ne souhaitons pas qu'elles arrivent.»

L'attaquant Brandon Prust a dit comprendre l'importance du volet financier dans des décisions que les équipes doivent parfois prendre.

«Nous, les joueurs, n'y pouvons rien et nous devons composer avec le fait que le sport est un 'business', a-t-il élaboré. Je perds un coéquipier apprécié et un très bon ami, mais la vie continue. Je dois me présenter à l'aréna prêt à faire mon travail.»

Prust et l'ailier Brendan Gallagher ont souligné que, sous ses dehors discret et désintéressé, Bourque avait très à coeur les succès de l'équipe.

«Ce n'est pas parce qu'il est du type réservé qu'il n'est pas passionné comme joueur», a argué Prust.

«Rene est un super coéquipier, a renchéri Gallagher. Il s'entend bien avec tout le monde. Il doit simplement redoubler d'ardeur afin de retrouver son niveau de jeu.»

Le jeune Jiri Sekac, qui a en quelque sorte précipité le départ de Bourque, était mal à l'aise de commenter la situation.

«C'est une question difficile. C'est le hockey. C'est comme ça, a d'abord répondu le Tchèque. Moi je dois m'efforcer de continuer de jouer comme je le fais depuis deux matchs, et c'est l'entraîneur qui prend les décisions.»

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