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Le Ku Klux Klan bientôt ouvert aux Noirs et aux homosexuels?

10/11/2014 07:43 EST | Actualisé 10/11/2014 07:45 EST
Spencer Platt via Getty Images
PULASKI, TN - JULY 11: A member of the Fraternal White Knights of the Ku Klux Klan participates in the 11th Annual Nathan Bedford Forrest Birthday march July 11, 2009 in Pulaski, Tennessee. With a poor economy and the first African-American president in office, there has been a rise in extremist activity in many parts of America. According to the Southern Poverty Law Center in 2008 the number of hate groups rose to 926, up 4 percent from 2007, and 54 percent since 2000. Nathan Bedford Forrest was a lieutenant general in the Confederate Army during the American Civil War and played a role in the postwar establishment of the first Ku Klux Klan organization opposing the reconstruction era in the South. (Photo by Spencer Platt/Getty Images)

Un Ku Klux Klan modernisé, et ouvert aux Noirs et aux homosexuels? C'est la promesse de John Abarr, un membre de la confrérie du Montana. Une déclaration étonnante pour une des plus anciennes organisations suprématiste blanche protestante des États-Unis.

Originaire de Great Falls, une ville du nord des États-Unis, Abarr s'est expliqué début novembre dans le journal local, La tribune de Great Falls: "En réalité, ce pour quoi se bat le Ku Klux Klan c'est une Amérique forte. L'idée de la suprématie blanche c'était l'ancien Klan. Ce que je propose c'est le futur". Concrètement, cela veut dire que l'organisation ne ferait plus de discrimination en fonction de la race, de la religion, ou de l'orientation sexuelle.

Aujourd'hui, le Ku Klux Klan est éclaté en une multitude d'organisations plus ou moins grandes. La vision de John Abarr, c'est que le nationalisme est une notion plus fédératrice que le racisme. Selon USA Today, John Abarr souhaiterait ouvrir un nouveau chapitre de l'organisation qui se concentrerait sur le combat contre un gouvernement fédéral trop puissant.

Entre espoir et scepticisme

Les réactions à cette campagne de réhabilitation ne se sont pas faites attendre. D'après Bradley Jenkins, le responsable de l'union des Klans aux États-Unis, John Abarr devrait carrément abandonner l'appellation Ku Klux Klan: "cet homme va à l'encontre de tous les commandements du KKK" a-t-il expliqué au site metro, "il essaye de profiter du KKK pour poursuivre sa carrière politique".

Un mal pour un bien semble de son côté avancer Jimmy Simmons, l'un des responsables de l'association nationale pour la promotion des gens de couleur aux États-Unis (NAAWP). "J'ai rencontré John Abarr l'année dernière, et je suis prêt à croire qu'il essaye de réformer" explique-t-il à USA Today. Abarr a quant à lui déclaré que cette rencontre l'avait inspiré pour organiser un sommet de la paix avec la NAAWP à l'été 2015. Un sommet auquel Jimmy Simmons considérerait "très sérieusement (y) aller".

Grave erreur, avance Rachel Carroll-Rivas,la codirectrice du réseau des droits de l'Homme dans le Montana. "Si John Abarr souhaitait vraiment réformer, il n'aurait plus besoin de l'étiquette KKK". "Ils savent que leurs croyances ne sont pas populaires, alors ils essayent de sembler modernes. Je pense que nous assistons tout simplement à une farce" s'est-elle indignée sur le site USA Today.

"C'est vrai que le nom du Ku Klux Klan fait toujours peur" renchérit Jimmy Simmons. "Surtout que ses membres refusent d'abandonner le masque et la robe blanche qu'ils revêtaient à l'époque pour terroriser les Noirs". C'est donc à tout petit pas que la réforme du Ku Klux Klan semble devoir se faire aux États-Unis.

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