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De nouvelles règles bancaires mondiales sont proposées

10/11/2014 08:00 EST | Actualisé 10/01/2015 05:12 EST

GENÈVE - Un groupe de gouverneurs de banques centrales et autres responsables propose d'adopter des règles qui imposeraient à 30 des plus grandes banques mondiales d'augmenter nettement leurs réserves en capital, de manière à se prémunir contre d'éventuelles pertes.

Le Conseil de stabilité financière — à Bâle, en Suisse — affirme que sa proposition n'entrerait pas en vigueur avant 2019, au plus tôt, et qu'elle vise à empêcher une répétition de la crise financière mondiale de 2008 en définissant une norme internationale commune concernant la «capacité totale d'absorption de pertes» des systèmes bancaires mondiaux.

Le CSF a indiqué lundi, par voie de communiqué, avoir élaboré cette proposition en réponse aux inquiétudes du G20.

Le CSF fait partie de la Banque des règlements internationaux, la banque centrale des banques centrales, et les nouvelles règles s'appliqueraient aux 30 banques qui, selon la BRI, sont tout simplement trop importantes pour qu'on puisse tolérer leur faillite.

Les nouvelles règles imposeraient à ces banques de détenir entre 16 et 20 pour cent de leurs actifs à risques pondérés en capitaux propres ou en dette résiliable, et «au moins le double» du levier d'endettement actuellement prévu par les accords de Bâle III.

Cela n'inclut pas les capitaux propres d'autres réserves dont doivent disposer les banques, ce qui signifie que certains grands prêteurs pourraient détenir ce que la proposition appelle «des marges combinées de capital» atteignant de 21 à 25 pour cent des actifs à risques pondérés.

Le CSF prévoit d'étudier la proposition plus en détails et d'accueillir les commentaires du public avant de soumettre les nouvelles règles aux leaders du G20 l'an prochain.

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