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Candu signe un accord de coentreprise pour construire des réacteurs en Chine

10/11/2014 12:48 EST | Actualisé 10/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Candu Énergie, une division de la firme d'ingénieurs SNC-Lavalin (TSX:SNC), a signé un accord de coentreprise avec la China National Nuclear Corporation au sujet de la construction de réacteurs nucléaires en Chine.

L'entente a été signée au cours du week-end, à Pékin, pendant une visite d'État du premier ministre canadien, Stephen Harper, en Chine.

Elle fait suite à un protocole d'entente, signé en juillet par les deux entreprises, visant la construction des réacteurs en Chine et la recherche d'autres occasions d'affaires ailleurs dans le monde.

Chaque réacteur Candu à cycle de combustible avancé peut utiliser le combustible épuisé de quatre réacteurs à eau légère, ce qui pourrait ouvrir un important marché potentiel, a expliqué lundi Candu.

La Chine exploite 22 réacteurs nucléaires de puissance, dont deux réacteurs Candu 6 à Qinshan, opérationnels depuis plus d'une décennie. Le pays compte 26 réacteurs en construction, en plus d'autres qui font l'objet de propositions.

La coentreprise fait suite à la recommandation, émise la semaine dernière, d'un comité d'experts chinois au sujet de la technologie des réacteurs Candu à cycle de combustible avancé, ainsi qu'à un protocole d'entente signé samedi entre Ressources naturelles Canada et l'administration nationale de l'énergie de la Chine au sujet d'une collaboration sur l'énergie nucléaire civile, incluant le développement et l'exportation de réacteurs à cycle de combustible avancé.

Par ailleurs, SNC-Lavalin a perdu un contrat à long terme qu'elle détenait depuis des années pour la gestion de 3800 immeubles, installations et propriétés du gouvernement fédéral.

Ottawa a indiqué avoir accordé le contrat de 9,6 milliards $ à Brookfield Johnson Controls Canada, une coentreprise entre Johnson Controls et Brookfield Property Partners.

Le contrat, qui débutera en mars à l'expiration de celui que détient actuellement SNC, s'étire sur une durée de huit ans, mais il pourrait être prolongé pour six ans de plus, ce qui porterait sa valeur totale à 22,8 milliards $.

L'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marché des capitaux, a estimé que la perte du contrat était «légèrement négative» pour SNC. Selon l'analyste, il s'agirait d'un des contrats les moins lucratifs de la division d'exploitation et d'entretien de SNC. Cela devrait réduire le bénéfice annuel de SNC-Lavalin d'entre 4 et 7 cents par action ou réduire la valeur de son action de jusqu'à 1 $.

SNC-Lavalin a annoncé la semaine dernière qu'elle supprimerait 4000 emplois de son effectif mondial, dont environ le quart au Canada, pour s'ajuster à la performance décevante de certains de ses secteurs d'activités.

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