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Le Canada et les USA sont prêtes pour la finale du Tournoi des Quatre nations

08/11/2014 05:13 EST | Actualisé 08/01/2015 05:12 EST

KAMLOOPS, C.-B. - Natalie Spooner y pense fréquemment, et le match occupe à l'occasion les pensées de Brianne Jenner. Quant à Haley Irwin, elle veut passer à autre chose.

La spectaculaire et dramatique victoire de 3-2 du Canada contre la formation des États-Unis, lors de la finale du tournoi de hockey olympique féminin des Jeux olympiques de Sotchi, a ajouté un autre chapitre mémorable à la rivalité qui existe entre les deux pays.

La scène ne sera pas aussi prestigieuse, samedi soir, mais les deux équipes écriront une autre page lorsqu'elles croiseront le fer en finale du Tournoi des Quatre nations.

Irwin, Jennifer Wakefield et Rebecca Johnston ont trouvé le fond du filet dans une victoire de 3-1 de la formation canadienne contre la Finlande, vendredi, assurant cette autre finale Canada-USA.

Le Canada, à toutes fins pratiques, avait assuré sa place en grande finale après avoir défait les États-Unis lors de la ronde préliminaire, jeudi. La Finlande avait besoin de servir une improbable raclée au Canada pour espérer retrouver les Américaines, qui s'étaient qualifiées grâce à un gain de 3-0 plus tôt vendredi contre la Suède.

En fait, il ne fallait s'attendre à rien d'autre qu'un autre duel ultime entre le Canada (3-0) et les États-Unis (2-1), après que les deux formations nord-américaines eurent de nouveau dominé leurs rivales européennes.

«C'est facile d'être emballée par ces rencontres, a affirmé Spooner. Vous voulez participer à ce genre de matchs, et pour cette raison, nous avons toutes hâte. Ces matchs sont toujours serrés et il nous faudra livrer notre meilleure performance du tournoi.»

«Ce sera un match extraordinaire, a prédit Irwin. Je pense que vous verrez de nouveau les deux équipes donner un effort de tous les instants. La rivalité est là, et l'enjeu est la médaille d'or.»

«C'est toujours excitant, d'ajouter l'entraîneur-chef d'Équipe Canada, Doug Derraugh. Il n'est pas nécessaire d'y aller de grands discours axés sur la motivation pour un tel match.»

Les alignements des deux équipes à Kamloops sont privés de plusieurs des grands noms qui ont pris part à l'inoubliable confrontation de février dernier en Russie, le Canada et les États-Unis continuant d'évaluer le talent à leur disposition en vue des Championnats du monde de 2015 et des Jeux olympiques de 2018. Hayley Wickenheiser et Jayna Hefford sont deux des joueuses les plus expérimentées à ne pas participer au tournoi pour le Canada, tandis que les États-Unis ont laissé de côté 11 joueuses ayant vécu la déception des Jeux de Sotchi.

Ça ne diminue en rien l'importance du match de samedi.

«C'est énorme. Chaque fois que nous avons la chance d'affronter les États-Unis, c'est la grosse affaire, a souligné Jenner, qui avait inscrit le but donnant le signal de départ de la remontée du Canada à Sotchi.

«Nous comptons sur plusieurs joueuses qui goûtent à cette rivalité pour la première fois.»

De leur côté, les Américaines attendent avec impatience cet autre rendez-vous avec le Canada, surtout dans ce qui sera sans doute un environnement hostile au Centre Interior Savings.

«Chaque fois que vous avez un match USA-Canada, c'est plaisant, a reconnu l'entraîneur-chef Ken Klee. C'était extraordinaire pour moi lorsque je jouais, et c'est extraordinaire maintenant que je suis un entraîneur-chef. L'atmosphère sera agréable.

«C'est un match de hockey, et lorsqu'un édifice génère beaucoup d'énergie, vous sentez cette énergie et c'est emballant, que vous soyez les visiteurs ou l'équipe évoluant à domicile. Ce sont les matchs auxquels vous voulez participer.»

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