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Selon le Pentagone, le Canada souhaiterait acheter quatre chasseurs F-35

07/11/2014 02:22 EST | Actualisé 07/01/2015 05:12 EST

OTTAWA - Des documents d'information du Pentagone révèlent que le Canada a signalé à Washington son intention d'acheter au moins quatre chasseurs furtifs F-35, mais un porte-parole de la ministre des Travaux publics Diane Finley a assuré vendredi qu'aucune décision n'avait été prise.

Le contenu de cette séance de breffage, remise au secrétaire de l'armée de l'air américaine le 27 octobre, indique qu'Ottawa avait demandé à intervertir sa place avec celle des Américains, et passer commande au cours de l'exercice financier actuel, ce qui pourrait signifier une date de livraison en 2016 ou 2017. Toujours selon cette présentation, les Américains compenseraient en récupérant quatre appareils que le Canada prévoyait déjà acheter en 2019.

Les États-Unis ont manifesté leur accord à propos de cet échange, du moment que le développement longtemps retardé des controversés chasseurs se poursuit, et qu'aucun autre allié ne réclame pareil traitement.

Dans la copie de la présentation obtenue par La Presse Canadienne, il est précisé que le Canada doit confirmer ses intentions d'ici la mi-novembre.

Toujours selon cette séance de breffage effectuée par le lieutenant-général américain Chris Bogdan, à la tête du programme du F-35, le bureau en charge du dossier a déjà commencé à informer le Congrès de ce développement.

Voilà près de deux ans que le gouvernement conservateur a suspendu le projet des F-35 — ils auraient «appuyé sur le bouton de relance», selon leurs dires —, après que le vérificateur général et le directeur parlementaire du budget eurent tous deux critiqué la Défense et les Travaux publics en soulignant que le coût du programme avait été sous-estimé et n'avait pas fait l'objet de recherches consciencieuses. À l'époque, le gouvernement Harper désirait acheter 65 appareils.

Vendredi, Marcel Poulin, le porte-parole de Mme Finley, a insisté sur le fait qu'«aucune décision n'avait été prise quant au remplacement de la flotte de CF-18 canadiens», avant d'ajouter qu'Ottawa s'était engagé à prolonger la durée de vie de ladite flotte jusqu'en 2025. Pas question, toutefois, de se prononcer sur les informations contenues dans la séance de breffage.

La porte-parole libérale en matière de défense Joyce Murray a dit être choquée d'apprendre que les informations sur cette possibilité d'achat proviennent de Washington, et non pas d'Ottawa. «Appuyer sur le "bouton reset" n'a clairement pas appris quoi que ce soit aux conservateurs à propos d'un processus d'acquisition clair et transparent», a-t-elle dit.

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