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Mexique: les familles informées de la découverte de restes humains

07/11/2014 03:25 EST | Actualisé 07/01/2015 05:12 EST

MEXICO - Les 43 étudiants disparus dans le sud du Mexique auraient été tués et incinérés près d'un dépotoir municipal avant d'être jetés dans la rivière San Juan, a indiqué le procureur en chef du pays, vendredi.

Jesus Murillo Karam a fourni ces explications avec derrière lui une vidéo qui présentait des images des enquêteurs qui ont repêché des fragments d'os et de dents de la rivière. Il a ajouté qu'il serait très difficile d'identifier les victimes de cette tuerie.

«Les déclarations et informations que nous avons compilées démontrent, malheureusement, que plusieurs personnes ont été tuées dans la municipalité de Cocula (...) Je comprends que ces informations causeront une douleur énorme chez les membres des familles, une douleur que nous partageons», a déclaré M. Murillo Karam.

Il a aussi présenté des vidéos où des présumés complices dans le meurtre des étudiants ont avoué leur crime devant la caméra.

M. Murillo a ajouté que les experts internationaux qui étaient venus enquêter au pays ne sont pas en mesure de fournir un échéancier sur leurs conclusions.

Environ 74 personnes sont détenues en lien avec la disparition des étudiants lors d'une manifestation, le 26 septembre dernier, à Iguala dans l'État de Guerrero. Six autres personnes avaient été tuées par les policiers sur place.

Les autorités recherchent toujours des suspects.

Elles avancent que Jose Luis Abarca, l'ancien maire d'Iguala, a envoyé la police pour intercepter les étudiants d'un collège qui forme des professeurs, alors qu'ils tentaient d'amasser des fonds.

Selon les procureurs, les 43 étudiants avaient été laissés sous le contrôle de trafiquants de drogue.

M. Arbarca et sa femme Maria de los Angeles Pinesa ont été arrêtés mardi dernier, alors qu'ils se cachaient dans un quartier difficile de la ville de Mexico.

Le procureur en chef a aussi précisé que les restes humains retrouvés dans des fosses clandestines n'étaient pas ceux des étudiants. Les hommes et les femmes du cimetière auraient été tués en août, a-t-il souligné.

Plus tôt vendredi, les autorités avaient annoncé avoir trouvé six sacs de restes humains non identifiés près du lieu du crime.

Jesus Murillo Karam avait informé les familles qu'il ne savait pas encore si les restes étaient ceux des étudiants, mais que la découverte amenait une nouvelle piste pour les enquêteurs.

«La rencontre avec le procureur en chef était tendue, parce qu'on ne les croit plus», avait confié un porte-parole des familles éplorées.

Les proches des étudiants ont érigé un campement à l'école normale d'Ayotzinapa depuis que leur disparition a été rapportée.

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