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La princesse espagnole Cristina pourrait être jugée pour évasion fiscale

07/11/2014 09:51 EST | Actualisé 07/01/2015 05:12 EST

MADRID - La princesse espagnole Cristina pourrait être formellement accusée d'évasion fiscale, dans le cadre d'une enquête pour corruption sans précédent qui éclabousse la famille royale.

Un tribunal a autorisé vendredi la mise en accusation de la princesse. Le juge responsable de l'enquête, Jose Castro, doit maintenant décider s'il déposera ou non des accusations formelles contre elle.

Le procureur du gouvernement et les autorités fiscales ont déjà prévenu que les soupçons qui pèsent contre elle sont sans fondement.

Les avocats de la princesse ont affirmé, vendredi, que la Cour suprême constitutionnelle a déjà statué qu'un individu ne peut être accusé d'évasion fiscale sans que le gouvernement ou les autorités compétentes ne déposent d'accusations.

Le tribunal de Palma de Majorque a ouvert la voie à la mise en accusation de Cristina quand il a rejeté des appels qui visaient à éviter qu'elle ne soit mentionnée dans une affaire de corruption et de détournement de fonds qui vise son mari, Inaki Urdangarin.

Le juge Castro affirme que la femme de 49 ans est soupçonnée de collaboration dans deux affaires d'évasion fiscale.

M. Urdangarin ne fait pas encore l'objet d'accusations formelles. Il est soupçonné d'avoir profité de ton titre de duc de Palma pour détourner 6 millions d'euros en contrats publics vers une compagnie dont Cristina et lui étaient propriétaires.

Cristina est la soeur du roi Felipe VI. Elle est devenue la première membre de la famille royale espagnole, depuis la restauration de la monarchie en 1975, à témoigner devant la justice, quand elle a comparu en lien avec cette affaire en février.

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