POLITIQUE

Harcèlement sexuel: MacKay dit que la controverse pourrait avoir un bon côté

07/11/2014 02:00 EST | Actualisé 07/01/2015 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
Canada's Minister for National Defense Peter Gordon MacKay speaks at the Institute for Strategic Studies, or IISS Shangri-la Security Summit, Sunday June 3, 2012 in Singapore. (AP Photo/Wong Maye-E)

OTTAWA - Le ministre de la Justice, Peter MacKay, dit que les allégations d'inconduite faites envers deux députés libéraux pourraient avoir un bon côté, tout comme celles de violence sexuelle faites envers Jian Ghomeshi, qui animait une émission de radio à CBC.

M. MacKay dit que des échanges empreints de maturité s'amorcent au pays, car le public est maintenant plus sensibilisé aux questions entourant le harcèlement sexuel.

«S'il y a une chose de positive qui ressort de ces révélations — et il y a peu de positif pour être honnête compte tenu du sérieux des allégations —, c'est que je crois qu'une discussion pleine de maturité a lieu en ce moment au pays», a-t-il affirmé.

«Cela a permis de raviver l'importance de débusquer le harcèlement et de s'y attaquer directement, pour se débarrasser de l'ombre jetée sur ce phénomène et apporter les ajustements nécessaires.»

Prenant la parole à Toronto, il a mentionné que ce dialogue pourrait mener à des changements au droit criminel ou aux pratiques en milieu de travail.

Plus tôt cette semaine, le chef libéral Justin Trudeau a suspendu les députés Scott Andrews et Massimo Pacetti, qui auraient apparemment commis de graves inconduites envers deux députées néo-démocrates.

MM. Andrews et Pacetti disent qu'ils n'ont rien fait de mal.

La Chambre des communes devra envisager d'éventuels changements à ses pratiques et ses protocoles à la suite de ces allégations. Le Bureau de régie interne des Communes, un comité fonctionnant à huis clos, doit discuter de la question plus tard ce mois-ci.

Actuellement, il n'existe aucun mécanisme de plainte ou de traitement pour les cas de harcèlement ou d'inconduite impliquant des députés.

Ni la nature des présumées inconduites ni les noms des plaignantes n'ont été dévoilés.

Dans le dossier Ghomeshi, au moins neuf femmes prétendent avoir été victimes d'un «comportement agressif» de la part de celui que la CBC a congédié le mois dernier.

M. Ghomeshi a depuis intenté une poursuite contre le diffuseur public.

M. Ghomeshi a révélé qu'il était adepte de relations sexuelles plus ou moins rudes, mais qu'elles ont toujours été consentantes.

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