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Hollande s'engage à ne pas se représenter si le chômage ne diminue pas

06/11/2014 09:54 EST | Actualisé 06/01/2015 05:12 EST

PARIS - Le président français François Hollande s'est de nouveau engagé, jeudi, à ne pas se représenter à la prochaine élection présidentielle s'il ne réussit pas à faire diminuer le chômage au pays.

Il a fait cette promesse lors d'une entrevue télévisée à heure de grande écoute, sa deuxième seulement depuis son élection à la tête du pays en mai 2012. Des sondages publiés cette semaine ont confirmé sa chute de popularité, qui oscille autour de 12 pour cent, à un peu plus de deux ans de la prochaine présidentielle.

Le chômage en France devrait rester supérieur à 10 pour cent jusqu'en 2016, selon la Commission européenne, alors qu'il n'était évalué qu'à 9,8 pour cent lorsque M. Hollande est entré en poste. En avril, lorsque le président avait fait une promesse semblable, le taux de chômage avait grimpé à 10,1 pour cent.

François Hollande a défendu avec difficulté son bilan, alors qu'il était confronté à des citoyens ordinaires choisis par la chaîne télévisée qui a diffusé l'interview. La propriétaire d'une petite entreprise, Karine Charbonnier, s'est montrée particulièrement pugnace, l'accusant de ne pas en faire assez pour aider les compagnies.

Le président français a admis qu'il avait fait une erreur en promettant, en 2012, de diminuer le taux de chômage dès la fin de l'année 2013.

Il a déclaré que sa priorité était, pour le moment, de relancer la croissance au pays avec des baisses d'impôts pour les compagnies totalisant 40 milliards $. Il voudrait aussi diminuer les dépenses de l'État de 21 milliards $ l'année prochaine.

«À partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire», a-t-il promis.

Il a aussi énoncé son intention de permettre aux commerces d'ouvrir le dimanche dans les villes touristiques.

La chaîne télévisée a incité ses téléspectateurs à intervenir sur Twitter avec le mot-clic «#DirectPR», qui a suscité une vague de commentaires durant la soirée.

Un message écrit par un journaliste du quotidien Le Monde a même été «retweeté» plus de 300 fois.

«À la (rédaction) on hésite sur les qualificatifs entre "naufrage" et "carnage"», avait écrit Thomas Wieder.

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