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Call of Duty Advanced Warfare: surprenant et efficace!

06/11/2014 01:38 EST | Actualisé 06/11/2014 01:39 EST
BagoGames/Flickr
Earlier today, Sledgehammer Games and Activision released a story trailer for their upcoming game, Call of Duty: Advanced Warfare. COD players rarely gravitate to Activision's annualized franchise for its story but this hasn't stopped Sledgehammer from putting its best foot forward in trying ... www.bagogames.com/call-duty-advanced-warfare-story-trailer/

Avec une popularité un peu en baisse, Activision a mis les grands moyens sur ce nouveau Call of Duty. Graphismes incroyables, une histoire qui a du sens, et la présence de Kevin Spacey, véritable homme trouble de la situation.

Chaque année, Call of Duty représente le jeu pop corn hollywoodien, bercé par une action ultra efficace et qui ne s'arrête jamais. Malgré son succès, les détracteurs sont de plus en plus nombreux et pointent du doigt la répétitivité du genre. Afin de remédier à la situation, Activison a mis les grands moyens. Chaque jeu bénéficie désormais de 3 ans de développement au lieu de deux, tandis que l'histoire souvent très moyenne laisse enfin place à un scénario bien plus profond.

Nous sommes en 2054, la Corée du Nord envahit le celle du Sud, c'est à ce moment qu'entre en scène Kevin Spacey alias Jonathan Irons, grand patron de l’Armée privée Atlas, dont vous faites partie.

Si ce Call of Duty livre comme on s'y attendait huit heures d'action ininterrompue, et reste incroyablement efficace, le scénario et la présence de Kevin Spacey apportent une profondeur bienvenue. Enfin un Call of Duty où on arrête d'enchaîner passivement les niveaux!

Un jeu renouvelé

Graphiquement, cet épisode exploite enfin les consoles nouvelle génération. Il ne se contente pas d'être superbe, la réalisation et la mise en scène sont également bluffantes et terriblement intenses, et contribuent à tenir le joueur en haleine. À peine le niveau fini, que l'on veut déjà voir le suivant. Ce sont également les visages parfois incroyablement réalistes qui participent à donner vie au jeu, leur modélisation est poussée à un tel point qu'il faudra bien une année au minimum, ou énormément d'argent investi dans un titre exclusif à l'une des deux consoles next gen pour faire mieux.

Une excellente réalisation et un très bon scénario ne font pas tout, la jouabilité a également une part importante. De ce côté, en plaçant le jeu dans le futur, nous voyons apparaître nombre de nouveautés qui renouvellent complètement la jouabilité, comme le fit Call of Duty Modern Warfare en 2007. D'abord, vous n'êtes plus un frêle soldat, mais possédez désormais un exosquelette pourvu de nombreuses capacités. Par contre, selon les niveaux, certaines d'entre elles changent, ce qui est un peu dommage, notamment avec l'utilisation du grappin, proprement jouissif et donnant parfois lieu à des scènes réellement impressionnantes. En tout cas, nous avons droit à nouvelles capacités comme faire des bonds prodigieux de plusieurs mètres, la possibilité de s'agripper à n'importe quelle paroi avec des gants façon Mission Impossible, et bien d’autres.

L'arsenal a été également mis au goût du jour. Outre les armes traditionnelles que nous connaissons, des fusils laser font leur apparition, tout comme diverses grenades capables de suivre l'ennemi ou la possibilité de voir ses antagonistes à travers les murs. Ne hurlez pas au loup, cette dernière option est vraiment la bienvenue tant le jeu est d'une richesse graphique incroyable et fourmille de détails.

Avec tous ces ajouts, le solo propulse ce jeu sur l'avant-scène des jeux de cette fin d'année, et livre un produit certes toujours aussi calibré pour plaire, mais d'une efficacité sans faille.

Une personnalisation poussée

Le solo comme le multijoueur permettent de non seulement de modifier votre équipement, mais également de l'améliorer. À force de jouer, il sera alors possible de créer le type de personnage avec lequel vous aurez le plus d'affinité quant au choix des armes et donc des tactiques à adopter.

Là encore, on se prend au jeu. Et puis, le jeu est tellement impressionnant, que l'on se replongera dans le solo après l'avoir fini rien que pour revoir des scènes proprement hallucinantes, comme l'épisode sur le pont de San Francisco.

Un multi qui change… un peu

Si le multijoueur reste très beau, mais moins fouillé que la campagne solo, afin que le jeu en ligne reste fluide, celui-ci reste dans la lignée des précédents épisodes. Nous avons donc droit à une jouabilité nerveuse, ou l'instinct prime sur l'intelligence. Les exosquelettes sont mis à contribution et permettront de base de faire des bonds prodigieux. Les aires de combat en multi bien que très réussi côté level design, et privilégient de foncer seul. De ce côté, son grand concurrent Battlefield 4 offre toujours un jeu en ligne plus profond, grâce à ses cartes immenses, où le jeu en équipe a plus d'importance.

Call of Duty se rattrape quand même en proposant un mode exo-survival où plusieurs joueurs devront affronter des vagues incessantes d'ennemis, permettant de gagner des points et de faire évoluer ainsi votre armement.

Du côté de la bande-son, même si les voix françaises sont réussies, rien ne vaut la version originale, ne serait-ce que pour l'interprétation de Kevin Spacey, infiniment plus convaincante. N'oubliez pas alors de passer la langue de votre console en anglais afin de pouvoir en profiter.

Conclusion

Au final, Call of Duty Advanced Warfare renouvelle la campagne solo de cette série qui commençait à s'essouffler avec des titres comme Black Ops II et même Ghost. Visuellement, on en prend plein les yeux, et certaines scènes feraient même rêver bien des films hollywoodiens. Placer le jeu dans le futur avec des exosquelettes fait évoluer la jouabilité, mais également les tactiques. Le scénario très travaillé, bien que le dénouement reste trop classique, permet de tenir le joueur en haleine tout du long. Enfin, la présence Kevin Spacey relance encore l'intérêt. Son personnage n'est pas très éloigné de Franck Underwood qu'il incarne dans House of Cards, et apporte une profondeur bienvenue qui manquait cruellement à la série.

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