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Obama tend la main à la nouvelle majorité républicaine du Congrès

05/11/2014 05:13 EST | Actualisé 05/11/2014 05:13 EST
Bloomberg via Getty Images
U.S. President Barack Obama pauses while speaking during a news conference in the East Room of the White House in Washington, D.C., U.S., on Wednesday, Nov. 5, 2014. Confronting Republican control of both houses of Congress for the first time during his administration, President Obama faces a dilemma: how to fight when there's political value while at the same time trying to rebuild bridges to lawmakers in the party. Photographer: Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images

Le président américain Barack Obama s'est dit déterminé mercredi à coopérer au cours des deux prochaines années avec ses adversaires républicains, dont il a reconnu la victoire éclatante la veille lors des élections de mi-mandat.

"J'ai hâte de travailler avec le nouveau Congrès pour que les deux prochaines années soient aussi constructives que possible", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, après avoir reconnu que les républicains avaient passé "une bonne soirée".

"Le message retentissant de cette élection et des dernières élections, est que nous devons agir", a-t-il dit. "Les affiliations partisanes ne sont pas importantes".

Le président américain a annoncé qu'il demanderait formellement au Congrès de débattre d'une autorisation de recours à la force contre le groupe Etat islamique, une initiative réclamée cet automne par les élus des deux partis. Une résolution parlementaire permettrait de préciser les contours exacts de l'opération militaire contre les jihadistes en Syrie et en Irak.

"Le monde doit savoir que les Etats-Unis sont unis dans cet effort, et les hommes et femmes de notre armée méritent notre soutien clair et uni", a déclaré Barack Obama, qui a admis qu'il était "trop tôt" pour savoir si les Etats-Unis étaient en train de l'emporter face aux jihadistes.

Le démocrate, tout en reconnaissant que ses priorités n'avaient guère de chances d'être adoptées par le nouveau Congrès, a affirmé que les deux partis pourraient trouver un terrain d'entente dans deux domaines: les infrastructures et le soutien aux exportations américaines, une allusion aux deux traités de libre-échange en négociation avec l'Union européenne et 11 pays asiatiques.

"La chose la plus importante que je puisse faire est de concrétiser des choses et aider le Congrès à agir", a dit Barack Obama.

Le président a également appelé une nouvelle fois le Congrès à adopter une réforme du système d'immigration, sur le modèle de la loi adoptée par le Sénat l'an dernier, mais que les républicains de la Chambre avaient enterrée.

Mais il a réitéré sa détermination à agir par décrets d'ici la fin de l'année dans ce domaine.

"Nous allons prendre toutes les mesures légales possibles qui permettront, selon moi, d'améliorer le fonctionnement de notre système d'immigration, de renforcer les ressources disponibles pour les frontières où l'inquiétude des Américains se concentre", a-t-il expliqué, sans fournir de détails.

"Je ne vais pas me contenter d'attendre", a-t-il ajouté.

Quelques minutes plus tôt, le chef des républicains du Sénat, Mitch McConnell, avait qualifié de "chiffon rouge" d'éventuels décrets unilatéraux sur l'immigration, qui incluraient vraisemblablement la régularisation d'une partie des 11 millions de sans-papiers installés aux Etats-Unis.

Barack Obama a enfin commenté les négociations entre les puissances du P5+1 et Téhéran sur le programme nucléaire iranien.

"Ils ont respecté les règles intérimaires", a-t-il souligné. "Nous verrons dans les trois ou quatre semaines si nous pouvons effectivement conclure un accord", mais, a-t-il réitéré, "je préfère n'avoir aucun accord plutôt qu'un mauvais accord".

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