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Nathalie Normandeau doit annoncer qu'elle sera animatrice à la radio à Québec

05/11/2014 09:27 EST | Actualisé 05/01/2015 05:12 EST

QUÉBEC - L'ex-vice-première ministre du Québec, Nathalie Normandeau, met fin abruptement à son mandat contesté de consultation avec la Ville de L'Ancienne-Lorette, alors qu'elle devrait annoncer jeudi qu'elle débute une nouvelle carrière radiophonique.

Dans un communiqué laconique envoyé mercredi soir, Mme Normandeau affirme qu'une «opportunité professionnelle inattendue» lui a été «offerte». Elle ajoute que cette occasion qu'elle saisit est incompatible avec la poursuite de ses activités de consultante pour la municipalité.

Des sources ont confirmé à La Presse Canadienne que la station FM 93 de Québec annoncera jeudi matin sur ses ondes l'embauche de l'ex-vice-première ministre.

Dès janvier, elle devrait coanimer avec le chroniqueur et essayiste Éric Duhaime, qui animait jusqu'à tout récemment une émission dans une radio montréalaise.

Le porte-parole de Mme Normandeau, David Couturier, n'a pas voulu confirmer le début prochain de la nouvelle carrière médiatique de l'ex-ministre libérale, mercredi soir.

Les détails sur l'avenir professionnel de Mme Normandeau seront connus en temps et lieu, s'est contenté de dire M. Couturier.

Dans sa déclaration, Nathalie Normandeau dit qu'elle «tient à préciser que la fin de son mandat de consultation n'a pas de lien avec l'enquête déclenchée la semaine dernière par le commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale».

Cette enquête a été ouverte après le dépôt d'une plainte déposée par la députée péquiste Agnès Maltais, à la fin du mois d'octobre.

Pour Mme Maltais, l'ex-ministre des Affaires municipales a enfreint le Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale en acceptant de devenir consultante pour la Ville de L'Ancienne-Lorette.

La députée péquiste a fait valoir qu'un politicien qui quitte la vie politique ne pouvait occuper ainsi des fonctions en lien avec ses anciens dossiers.

La demande, transmise au Commissaire le 29 octobre, précise que la leader de l'opposition officielle «a des motifs raisonnables» de croire que Mme Normandeau a contrevenu au Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale en acceptant un mandat de consultante spéciale pour la Ville de L'Ancienne-Lorette.

Le maire Émile Loranger avait recruté l'ex-ministre des Affaires municipales sous Jean Charest dans l'espoir de faciliter les négociations entre sa municipalité et l'agglomération de Québec, contrôlée par la Ville de Québec.

Ce faisant, Mme Normandeau aurait contrevenu à l'article 59 du Code d'éthique qui stipule qu'«un membre du conseil exécutif (ministre) qui a agi relativement à une procédure, une négociation ou une autre opération particulière ne peut, après qu'il ait cessé d'exercer ses fonctions à ce titre, agir au nom ou pour le compte d'autrui à l'égard de la même procédure, négociation ou autre opération».

Dans sa déclaration de mercredi soir, Nathalie Normandeau conclut en affirmant qu'elle «tient à remercier le maire Émile Loranger pour la confiance qu'il a témoignée à (son) égard». «Je lui souhaite bonne chance dans ses négociations ultérieures concernant les services d'agglomération», a-t-elle ajouté.

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