NOUVELLES

L'Égypte est sévèrement critiquée pour la situation des droits de la personne

05/11/2014 10:37 EST | Actualisé 05/01/2015 05:12 EST

BERLIN - L'Égypte a été prise à partie par les États-Unis et plusieurs autres pays, mercredi, concernant la situation des droits de la personne sur son territoire.

C'était la première fois que l'ONU se penchait sur la question depuis la chute du régime de Hosni Moubarak, en 2011.

Des groupes de défense des droits de la personne affirment que la situation s'est grandement détériorée au cours des dernières années et qu'il leur est de plus en plus difficile de faire leur boulot.

L'ambassadeur américain auprès du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Keith Harper, s'est notamment inquiété des restrictions imposées aux libertés d'expression, de rassemblement et d'association. Des milliers d'Égyptiens seraient aussi privés de leur droit à un procès juste et équitable, et le rôle de la société civile en Égypte aurait été miné.

M. Harper a demandé aux autorités égyptiennes de libérer les prisonniers politiques, d'enquêter sur le recours à la force excessive par les forces de l'ordre, de rendre publiques les conclusions de leur enquête et de poursuivre les responsables.

Des centaines de manifestants ont perdu la vie lors d'affrontements avec la police et l'armée depuis la chute de Moubarak.

Le Royaume-Uni, la Suède, l'Allemagne, la Turquie, le Brésil, les Pays-Bas et la Norvège avaient déjà dirigé des critiques similaires à l'endroit de l'Égypte. Ils avaient notamment dénoncé la répression de la presse et les sentences sévères — dont la peine de mort — imposées aux détracteurs du gouvernement.

Le ministre égyptien de la Justice transitoire, Ibrahim el-Heneidy, a vigoureusement réfuté tous ces reproches. Il a déclaré que la nouvelle Constitution représente une «victoire véritable pour les droits de la personne et les libertés» et affirmé que le gouvernement est déterminé à respecter les traités internationaux dont il est signataire.

Pour sa part, le ministre adjoint égyptien des Affaires étrangères, Hesham Badr, a déclaré au Conseil des droits de l'homme que plusieurs des commentaires découlent de «méprises».

Le Conseil publiera vendredi des recommandations non contraignantes concernant la manière dont l'Égypte pourrait améliorer sa performance.

PLUS:pc