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Indigo, qui vent de fermer des magasins, veut en ouvrir «quelques» autres

05/11/2014 05:27 EST | Actualisé 05/01/2015 05:12 EST

TORONTO - Même si le marchand de livres Indigo a fermé cette année trois de ses plus grands magasins à Toronto, la chaîne est toujours à la recherche de nouveaux emplacements.

La chef de la direction d'Indigo Books and Music (TSX:IDG), Heather Reisman, a indiqué mercredi que le détaillant cherchait activement de nouveaux emplacements «dans quelques marchés» au pays.

Au plus récent trimestre, la chaîne comptait quatre magasins à grande surface et deux plus petites boutiques de moins que l'an dernier à pareille date. La compagnie a déjà exploité 95 magasins à grande surface au Canada, sous les bannières Chapters ou Indigo, et 131 librairies plus petites aux affiches Coles, Indigospirit, SmithBooks et The Book Company.

La chaîne a fermé cet automne sa librairie Chapters du centre-ville de Montréal, située à quelques pas d'un magasin Indigo.

Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, mercredi, Mme Reisman n'a pas voulu divulguer où Indigo songeait s'installer, mais elle s'est dite encouragée par les résultats du deuxième trimestre, qui ont affiché une croissance de plus de 10 pour cent dans les secteurs de la papeterie, des jouets ou de l'électronique, mais aussi dans le livre, son activité de base.

La compagnie torontoise, plus important détaillant de livres, cadeaux et jouets particuliers de tout le pays, ne prévoit pas par ailleurs de livres à grand succès qui vont faire un tabac pendant les Fêtes, mais croit que l'offre de jouets cette année — notamment les produits dérivés du populaire film de Disney «La Reine des Neiges» — ont déjà contribué à une hausse de ses revenus.

Les ventes dans ses deux boutiques de poupées American Girl, qui ont ouvert leurs portes pendant le deuxième trimestre, ont aussi contribué à la hausse des revenus d'Indigo, et les recettes d'une troisième boutique ouverte récemment à Ottawa ont dépassé les prévisions, a indiqué Mme Reisman.

Indigo a réduit au deuxième trimestre ses pertes à 8,5 millions $, ou 33 cents par action, grâce à des revenus plus élevés mais aussi à une plus grande marge bénéficiaire. L'an dernier pour la même période, Indigo enregistrait des pertes de 10,1 millions $, ou 39 cents par action. Pour cette période de 13 semaines se terminant le 27 septembre, les revenus ont atteint 189 millions $, grâce à une poussée des ventes. Il s'agit d'une hausse d'environ cinq pour cent par rapport à l'an dernier.

Les ventes d'Indigo et de Chapters ont augmenté de 9,6 pour cent durant cette période, alors que celles de Coles et d'Indigospirit ont crû de 2,4 pour cent. Les ventes en ligne, elles, ont progressé de 13,4 pour cent.

«Cela indique clairement, je crois, que nos investissements dans les magasins et en ligne commencent à porter fruit», a estimé Mme Reisman. «(Mais) comme je le répète à chacune de mes réunions, nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'atteindre tout le potentiel que recèle, selon nous, ce secteur d'activités.»

En vertu d'un vaste plan quinquennal, Indigo voulait devenir d'ici 2015 «le numéro un des grands magasins culturels dans le monde». La compagnie avait d'abord apporté en 2010 des changements à son modèle d'entreprise, face à la popularité croissante des livres numériques — et des liseuses comme la Kindle d'Amazon ou la Kobo, d'Indigo. La chaîne a vendu sa participation restante dans Kobo en 2012 à la japonaise Rakuten, une transaction estimée à 315 millions $ US.

Depuis, le libraire a dû faire face à la concurrence féroce de géants comme les détaillants Walmart ou Target, et du titan du commerce en ligne Amazon.

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