NOUVELLES

Boralex surprise de ne pas avoir été retenue pour des appels d'offres en Ontario

05/11/2014 07:42 EST | Actualisé 05/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Boralex (TSX:BLX) estime que c'est en raison de considérations d'ordre technique qu'elle n'a pas été en mesure de se qualifier pour les appels d'offres énergétiques qui doivent être lancés l'an prochain en Ontario.

La direction du producteur québécois d'énergie renouvelable a indiqué mercredi qu'elle avait déjà communiqué avec l'Ontario Power Authority (OPA) pour corriger le tir et espérer pouvoir soumissionner en 2015.

«Nous avons eu un appel hier (mardi) qui a été très surprenant, a commenté le président et chef de la direction de Boralex, Patrick Lemaire, au cours d'une conférence téléphonique destinée aux analystes. Nous ne comprenons pas pourquoi.»

Selon ce qu'a indiqué la société québécoise, des appels d'offres pour différents projets totalisant quelque 600 mégawatts d'électricité seront lancés en 2015 ainsi qu'en 2016 par l'OPA.

«Nous allons tout faire en notre pouvoir pour s'assurer d'être en mesure de soumissionner dans l'appel de 2015», a par la suite dit le chef de la direction financière de Boralex, Jean-François Thibodeau, au cours d'un entretien téléphonique.

Ce dernier n'a pas voulu dévoiler les détails des subtilités qui auraient mené à l'exclusion de Boralex, mais il a précisé qu'en cas de refus pour 2015, la société aura également l'occasion de se qualifier pour 2016.

«Nous n'avons pas été retenus, mais ce n'est pas parce que Boralex n'est pas un joueur compétent, a dit M. Thibodeau. Selon notre compréhension, c'est un détail technique. Il n'y a pas de raisons de ne pas être là en 2016.»

Le patron de Boralex a également rappelé aux analystes que l'entreprise avait l'intention de soumissionner sur l'appel d'offres de 450 mégawatts que doit lancer le gouvernement du Québec dans le secteur éolien.

M. Lemaire n'a toutefois pas voulu dévoiler les détails de la stratégie qui sera proposée par l'entreprise — qui exploite les Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré dans la région de la Capitale-Nationale — dans le cadre de cet appel d'offres.

Quant à sa performance au troisième trimestre, Boralex a vu sa perte attribuable aux actionnaires bondir de 21 pour cent, principalement en raison de frais de financement ainsi que d'amortissements.

Pour la période de trois mois terminée le 30 septembre dernier, la société a dévoilé une perte de 9,2 millions $, ou 24 cents par action, comparativement à 7,6 millions $, ou 20 cents par action, à la même période en 2013.

Le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) a progressé pour atteindre 23,3 millions $, alors qu'il avait été de 13,2 millions $ au troisième trimestre de l'exercice précédent.

Les produits de la vente d'énergie ont toutefois grimpé de 49 pour cent, à 42,9 millions $, après avoir été de 28,7 millions $ l'an dernier.

«Les résultats sont généralement conformes à nos attentes alors que les sites mis en service au cours de la dernière année ont plus que compensé les conditions hydrauliques moins favorables comparativement à la même période l’an dernier», a fait valoir M. Lemaire.

Outre l'énergie solaire, Boralex a vu son chiffre d'affaires progresser dans ses autres secteurs, soit les sites éoliens, les centrales hydroélectriques et les centrales thermiques.

L'analyste Bill Cabel, de Desjardins marchés des capitaux, a souligné que cette performance trimestrielle avait été en deçà de ses attentes, surtout en raison de la fluctuation de la production d'énergie.

«Les activités (de Boralex) demeurent saines, écrit-il dans une note de recherche. Nous nous attendons à de la croissance puisque des projets devraient être complétés au quatrième trimestre ainsi qu'en 2015.»

D'ici la fin de 2016, l'entreprise souhaite toujours regrouper une base d'actifs en propriété propre d'environ 950 MW en plus d'avoir un résultat annuel avant intérêts, impôts et amortissements de 200 millions $.

Les actifs de Boralex totalisent actuellement une puissance de 650 MW au Canada, en France, ainsi que dans le nord-est des États-Unis.

PLUS:pc