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Plus du quart des diplômés canadiens ont des niveaux de compétences moindres

04/11/2014 01:30 EST | Actualisé 04/01/2015 05:12 EST

OTTAWA - Une enquête sur les compétences des adultes de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), rapportée par Statistique Canada, indique que plus du quart des diplômés universitaires canadiens de 25 à 65 ans avaient un niveau de littératie inférieur en 2012.

Cette enquête réalisée dans le contexte du Programme pour l'évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA) explique qu'une personne ayant un niveau de littératie plus bas «est moins susceptible de pouvoir intégrer de l'information provenant de plusieurs sources et ne peut parfois exécuter que des tâches d'une complexité limitée». Les gens ayant un plus faible niveau de numératie «sont moins susceptibles de pouvoir traiter des données mathématiques complexes et d'utiliser des stratégies de résolution de problème, et plus susceptibles d'être capables d'exécuter uniquement des opérations mathématiques simples».

Les niveaux de performance mesurés vont de un à cinq, cinq étant le plus fort.

L'enquête révèle aussi que 27 pour cent des diplômés universitaires canadiens âgés de 25 à 65 ans avaient également un niveau de littératie moindre, et 33 pour cent avaient un niveau de numératie moindre (niveau 2 et moins). Pour les Canadiens qui ne détiennent pas un diplôme d'études secondaires, cette proportion dans les deux domaines était de 88 pour cent.

Les diplômés universitaires nés à l'étranger, et particulièrement ceux qui ont obtenu leur diplôme à l'étranger, étaient plus susceptibles que ceux nés ici d'avoir des niveaux de compétence moindres. En effet, 45 pour cent d'entre eux ont obtenu des scores de niveau moindre en littératie et 46 pour cent en numératie, alors que ces taux étaient, respectivement, de 16 pour cent et 23 pour cent chez les diplômés universitaires nés au Canada. Statistique Canada précise toutefois que le test était seulement disponible en anglais ou en français, ce qui peut avoir influencé le résultat de certains immigrants.

L'étude de l'OCDE fait aussi remarquer que le nombre de livres à la maison au cours des années d'études secondaires est lié aux compétences en littératie et en numératie à l'âge adulte.

Le sexe et l'âge du diplômé semblent aussi influencer.

Les femmes se situaient à 27 pour cent dans les niveaux moindres en numératie, comparativement à 17 pour cent des hommes.

Les 35 à 39 ans avaient, toujours en 2012, les plus faibles proportions d'individus dans les niveaux 2 et moins en littératie (neuf pour cent) et en numératie (17 pour cent). Ces taux étaient les plus élevés chez les 55 à 65 ans (24 et 29 pour cent).

Quant à l'intégration sur le marché du travail, «les diplômés universitaires nés au Canada qui se trouvaient dans les niveaux inférieurs de compétence étaient tout aussi susceptibles d'avoir un emploi que ceux qui se trouvaient dans la partie supérieure de l'échelle des compétences (niveau 3 et plus)», vulgarise Statistique Canada. Ceux qui avaient un niveau moindre de compétence en numératie étaient toutefois moins susceptibles que les autres d'occuper des emplois professionnels ou de gestion.

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