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La série «Rectify» : libéré après 19 ans dans le couloir de la mort

04/11/2014 01:26 EST | Actualisé 04/01/2015 05:12 EST

MONTRÉAL - Dès le premier épisode de «Rectify», on retiendra le nom d'Aden Young, celui qui tient le rôle de Daniel Holden, libéré après qu'un test d'ADN eut révélé son innocence dans le viol et le meurtre d'Hannah, sa petite amie, une affaire survenue 19 ans plus tôt.

Comment s'organise la vie après toutes ces années dans le couloir de la mort? Dès que Daniel sort de prison, on s'identifie presque à l'homme brisé qu'il est devenu et qu'on arrache à cet espace hors du temps où la vie se résumait à une longue et interminable attente. Et on sent, dans le jeu d'Aden Young, le désarroi de Daniel, le vertige, l'absence d'espoir, vestiges d'un si long emprisonnement, aux portes de la mort. Comment sera-t-il reçu dans son patelin où on continue de le croire coupable.

Daniel n'avait que 18 ans au moment des événements. Comme il avait avoué être coupable, on ne croit pas à son innocence malgré les analyses qui le disculpent. De retour à la maison, les membres de la famille veulent bien l'aider mais tous ignorent comment y parvenir, d'autant plus qu'on connaît peu l'homme qu'il est devenu. Les six épisodes de la saison 1 sont diffusés à ARTV, à compter du mardi 11 novembre, 22h.

Quand l'honneur importe plus que la vie des enfants

Y a-t-il, en Occident, une personne capable de comprendre en quoi l'honneur est plus important que tout et qu'on irait jusqu'à tuer pour qu'il soit sauf? Évidemment, c'est une question de culture, de valeurs. En Inde, avec patience et courage, on tente de changer les choses, les mentalités.

Le documentaire de Stéphanie Lebrun, «Les amants maudits de l'Inde», porte sur de jeunes couples amoureux, universitaires, branchés sur les réseaux sociaux, qui n'aspirent qu'à vivre une vie moderne et libre de toute obligation liée au maintient des traditions archaïques, surtout quand il s'agit d'épouser un conjoint choisi par les parents. Mais les jeunes, justement, revendiquent le droit de vivre leur vie comme ils l'entendent. Pour échapper à la colère de leurs parents, les jeunes «rebelles» se regroupent dans un lieu secret de New Delhi, se créant ainsi un nouveau noyau familial.

À cause de leur amour, plusieurs sont mortes. Des survivantes racontent avoir été séquestrées, battues, privées de nourriture sans accès à aucun recours, et il arrive fréquemment que certaines en meurent. Si les familles finissent par céder à la volonté de leur enfant, fille ou garçon, elles sont alors stigmatisées. Tout ceci au nom de la caste, de la religion, de l'honneur. À TV5, le mardi 11 novembre, 21h.

Le documentaire pour comprendre la vie

De 23h à 4h15, ce samedi, Radio-Canada présente «La nuit du documentaire». Dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, on a choisi cinq titres primés et exclusifs. Donc, à voir ou revoir: «Les trains de la vie» d'André Melançon, «Grande Fille!» d'Hélène Choquette, «Un gars, c'est un gars!» de Simon Goulet, «L'Est pour toujours» de Carole Laganière et «Claude et Claudette: une histoire d'amour et d'Alzheimer» de Danny Braün.

Quand Charles-Antoine Crête a décidé d'emprunter la clé des champs après avoir passé plusieurs années dans les cuisines de restaurants renommés, c'était pour élargir ses horizons. En compagnie du journaliste Frédérick Lavoie, les deux hommes ont entrepris de réunir des ennemis jurés, impliqués dans d'interminables conflits sanglants et de les asseoir à une même table. En Colombie, le repas offert aux invités (FARC - armée) débute avec une soupe aux culs de fourmis, mets très apprécié là-bas. Les plus attentifs des optimistes auront peut-être constaté comme un très léger grincement de porte qu'on ouvrira peut-être, un jour. À TV5, «À table avec l'ennemi», le jeudi 13 novembre, 20h.

«Ça tourne dans ma tête», documentaire de Louiselle Noël, porte sur les enfants et adolescents qui souffrent d'une maladie mentale comme la bipolarité, la dépression, le trouble du déficit, la schizophrénie. Quatre jeunes et leurs parents parlent ouvertement des problèmes qu'ils rencontrent, du goût de vivre qu'ils n'ont pas et même de l'envie de mourir qui les habite puisque même à cet âge, la maladie peut les amener jusque-là. Une maman expliquera que son petit prenait déjà du Prozac à quatre ans et que malgré toutes les médications, rien n'y fait. À UNIS, ce dimanche, 21h55.

À RADIO-CANADA: Le cannabis ou la marijuana, très populaire chez les jeunes, les expose à des problèmes physiques et mentaux. Difficultés de concentration, de prise de décisions, de coordination risquent d'affecter les jeunes consommateurs. Et plus la marijuana est consommée tôt à l'adolescence, plus la drogue pourra agir sur leur cerveau et risquer de développer un épisode psychotique ou même les affres de la schizophrénie. Il en sera question à «Découverte», ce dimanche, 18h30. «Le Jour du souvenir» sera encore plus chargé d'émotion le mardi 11 novembre, 10h30, compte tenu des récents drames qui ont emporté l'adjudant Patrice Vincent à St-Jean-sur-Richelieu et le caporal Nathan Cirillo, militaire de 24 ans, qui montait la garde devant le monument commémoratif, à Ottawa, là où un hommage sera rendu aux soldats canadiens.

À TVA: Le vendredi 14 novembre, 21h, Julie Bélanger et José Gaudet animeront la 100e émission de «Ça finit bien la semaine» en compagnie des Grandes Gueules, de Pierre-Yves Lord et de Brigitte Boisjoli.

À TÉLÉ-QUÉBEC: «Belle et Bum» reçoivent l'auteur-compositeur-interprète Jacques Michel, qui s'est retiré de la scène culturelle depuis presque trente ans, de même que Mara Tremblay, Daniel Boucher, le groupe The Franklin Electric, et Anne Casabonne au «Piano à gogo», ce samedi, 21h. Le phénomène se répète chaque année: certaines espèces, pour se nourrir et se protéger des rigueurs du climat, migrent vers d'autres continents. Aux «Grands Documentaires de Télé-Québec», le mardi 11 novembre, 20h, on nous explique «La science des migrations», ce besoin instinctif de certains animaux d'entreprendre de longs voyages pour leur survie.

À RDI: le mardi 11 novembre, 20h, Alain Stanké rencontre des personnes qui détiennent de la "Correspondance de guerre", des lettres de soldats échangées lors de la Deuxième Guerre mondiale. On plonge ainsi dans les souvenirs et les émotions vécues par ces combattants cantonnés dans le feu de l'action.

À EXPLORA: Touchante histoire que celle des poilus d'Alaska. Le documentaire relate l'implication de 440 chiens auxquels on a eu recours, durant la Première Guerre mondiale, pour venir en aide aux soldats français coincés par d'importantes chutes de neige dans la forêt des Vosges. À la fin du conflit, on a décoré les chiens de la Croix de guerre. «Nom de code: poilus d'Alaska», le mardi 11 novembre, 18h.

À CANAL VIE: Guylaine Tremblay et Dan Bigras rendent visite à «Marina», le lundi 10 novembre, 20h. Puis, le mercredi 12 novembre, 20h, Michèle Richard aura l'occasion de vérifier ses talents à titre de mère de famille puisqu'on lui confie la garde de deux enfants pour «Devine qui vient garder?»

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