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Les titres de l'énergie font reculer la Bourse de Toronto

03/11/2014 04:47 EST | Actualisé 03/01/2015 05:12 EST

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé en baisse lundi, la publication de données manufacturières mitigées ayant fait chuter le cours du pétrole brut à son plus faible niveau en près de deux ans et demi.

L'indice composé S&P/TSX a retraité de 75,7 points pour terminer les échanges à 14 537,62 points.

Le dollar canadien a quant à lui culbuté de 0,67 cent US à 88,05 cents US, son déclin s'étant accéléré après que le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, eut déclaré dans un discours que le ralentissement qui a suivi la crise financière de 2008 avait été «marqué» et qu'il s’était révélé «persistant».

M. Poloz a aussi indiqué qu'il faudrait encore environ deux ans avant que l'économie canadienne ne retrouve sa pleine capacité, ce qui pourrait signifier que la banque centrale est encore moins près de hausser les taux d'intérêt que certains ne le croyaient.

Les marchés boursiers new-yorkais ont aussi manqué d'éclat, malgré la publication de solides données sur le secteur américain de la fabrication. La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles s'est repliée de 24,28 points à 17 366,24 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a glissé de 0,24 point à 2017,81 points. L'indice composé du Nasdaq a avancé de 8,17 points à 4638,91 points.

Le plus récent indice mensuel de l'institut américain des gestionnaires en approvisionnement a avancé de 2,4 points à 59 points. Toute lecture supérieure à 50 points témoigne d'une expansion de l'activité.

Au Canada, l'indice manufacturier de la Banque Royale a témoigné d'une expansion plus rapide du secteur de la fabrication. L'indice PMI RBC des directeurs d'achats de l'industrie manufacturière a grimpé à 55,3 points le mois dernier, comparativement à 53,5 points en septembre. La Royale a souligné qu'il s'agissait de la plus forte amélioration des conditions d'affaires d'ensemble depuis novembre 2013.

Les nouvelles n'étaient cependant pas aussi bonnes en provenance de la Chine. L'indice des gestionnaires en approvisionnement de la deuxième plus grande économie a échappé trois dixièmes de points pour s'établir légèrement au-dessus du cap des 50 points. Cela était cependant conforme aux attentes.

La décélération est le reflet d'un ralentissement de la croissance économique chinoise à 7,3 pour cent au troisième trimestre, soit sa plus faible cadence en cinq ans.

Un rapport similaire pour le secteur manufacturier des 18 pays de la zone euro a produit un indice de 50,6 points, en hausse par rapport à celui de 50,3 points du mois précédent.

Les données chinoises ont contribué à faire reculer lundi le cours du pétrole de 1,76 $ US, à 78,78 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York.

Le secteur de l'énergie de la Bourse de Toronto a reculé lundi de 2,4 pour cent.

Le groupe des mines et minerais a retraité de 0,4 pour cent, même si le prix du cuivre a augmenté de 2 cents US à 3,07 $ US la livre à New York.

Les secteurs de la finance et de l'industrie ont aussi pesé sur le parquet torontois.

Le groupe aurifère a réalisé la plus importante avancée, prenant près de quatre pour cent. Les investisseurs ont décidé de mettre la main sur plusieurs titres qui ont perdu beaucoup plus de plumes dans ce secteur pendant le désinvestissement du mois d'octobre. Pendant ce temps, le prix du lingot d'or a laissé 1,80 $ US à 1169,80 $ US l'once à New York.

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