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Le républicains misent sur l'impopularité d'Obama pour s'emparer du Sénat

03/11/2014 06:48 EST | Actualisé 03/01/2015 05:12 EST

WASHINGTON - Républicains et démocrates ont mené campagne tambours battant lors de la dernière journée de la bataille électorale de mi-mandat, les premiers cherchant à reprendre le contrôle du Sénat, les seconds espérant limiter les pertes.

«Les dépenses, les emprunts, les taxes, la surréglementation, la faible croissance... Ces gens doivent être chassés», a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell en parlant de ses adversaires démocrates.

Ceux-ci ont tenté de s'éloigner du président Barack Obama, fortement impopulaire aux États-Unis. Ils comptent mobiliser leur base électorale afin de conserver la majorité au Sénat.

«Il n'y aura que deux noms sur le bulletin de vote demain (mardi): Scott Brown et moi», a dit la sénatrice Jeanne Shaheen, du New Hampshire, qui a visité six villes lors d'un dernier sprint électoral.

Les partis ont dépensé jusqu'à 4 milliards $. Les publicités négatives et les demandes de dons se sont répétées ad nauseam à la télévision. En Caroline du Nord, où les candidats sont au coude-à-coude selon les sondages, les dépenses électorales de la démocrate Kay Hagan et de son rival républicain Thom Tillis se sont élevées à 108 million $.

Des élections ne seraient pas des élections s'il n'y avait pas de déclarations controversées.

Le sénateur démocrate Tom Harkin, qui a choisi de ne pas se représenter, a fait preuve de sexisme en déclarant que la républicaine Joni Ernst n'était pas un bon choix pour l'Iowa même si «elle est aussi jolie que Taylor Swift». Mme Ernst s'est dite insultée, faisant remarquer que M. Harkin n'aurait pas fait ce commentaire si elle avait été un homme.

Les 435 sièges à la Chambre des représentants sont à l'enjeu. Pas un démocrate n'est assez téméraire pour prédire une victoire de son camp. Au contraire, ils concentrent leurs efforts afin de protéger leurs acquis. «Pas un seul de nos sortants n'est encore battu», a assuré le représentant Steve Israel, qui dirige la campagne démocrate.

L'absence de suspense à la Chambre des représentants poussera les observateurs à diriger leurs regards vers les élections sénatoriales.

Un tiers des sièges est à l'enjeu. Les républicains doivent espérer six gains pour prendre le contrôle du sénat. Ils souhaitent rafler des sièges démocrates en Virginie-Occidentale, au Montana et au Dakota du Sud. Même les démocrates ont peu d'espoir aux chances de réélection de Mark Pryor en Arkansas.

Selon les sondages, les républicains pourraient aussi obtenir des gains en Iowa, au Colorado et en Alaska. Les démocrates comptent sur leur savoir-faire en matière de mobilisation pour faire changer le vent de côté.

La course demeure serrée au New-Hampshire et en Caroline du Nord. Les démocrates croient pouvoir conserver ces sièges, mais les républicains sont sûrs du contraire. Un autre course serrée se déroule au Kansas où le républicain Pat Roberts, âgé de 78 ans, affronte un indépendant, Greg Orman.

Un deuxième tour pourrait même être nécessaire en Louisiane et en Géorgie.

Bien malin qui peut prédire qui pourra réclamer le contrôle du Sénat au lendemain des élections.

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