POLITIQUE

Le maire Coderre fait le bilan, un an plus tard

03/11/2014 09:45 EST | Actualisé 03/11/2014 09:45 EST
PC

Il y a un an, l'ancien ministre libéral fédéral Denis Coderre devenait maire de Montréal en battant ses adversaires Marcel Côté, Mélanie Joly et Richard Bergeron. Beaucoup d'eau a coulé sous le pont Champlain depuis cette date. La question de la mise en place de péages sur son remplaçant a notamment surgit comme un enjeu régional.

Une controverse se dessine également sur le nom que portera le prochain ouvrage. Alors que la structure actuelle porte le nom du personnage historique Samuel de Champlain, le maire s'interroge sur la pertinence de le renommer, comme le souhaiterait le gouvernement fédéral, pont Maurice-Richard. Prenant soin de reconnaître l'apport historique du célèbre joueur de hockey, M. Coderre a déclaré à ICI RDI que le pont devrait conserver le nom de Champlain. Il estime qu'il pourrait trouver une autre façon d'honorer la mémoire du « Rocket » Richard.

Le maire Coderre n'entend toutefois pas « déchirer sa chemise » sur cet enjeu, reconnaissant que le pont appartient au gouvernement fédéral. Il estime toutefois que le choix du nom devrait faire consensus.

Le projet de loi 3, sur la réforme des régimes de retraite des employés municipaux, la réforme du financement des arrondissements, le dossier de la corruption et de la collusion ont également occupé le maire de Montréal depuis son élection.

Le maire Coderre a estimé, au cours d'une entrevue, qu'il a redonné une direction à la Ville et que les citoyens ont retrouvé confiance en leur cité. Il est également fier d'avoir redonné de la confiance aux employés de la Ville. « Je suis très fier des employés », a déclaré M. Coderre. « Quand je suis arrivé tout le monde était peinturé avec le même pinceau. Tout le monde était mauvais, tout le monde était corrompu. On a dit : « Non!. C'est l'œuvre d'individus. On va se donner des paramètres, on va se donner des balises et à la lumière de tout ça on a vu un changement de ton ». »

M. Coderre souligne que tout n'a pas toujours été facile, notamment dans les dossiers litigieux des réformes des régimes de retraite et du financement des arrondissements. Tout en recherchant le consensus, il croit que des décisions difficiles doivent quand même être prises.

La place des arrondissements

Le maire de Montréal a profité de l'occasion pour envoyer un direct à son nouvel adversaire politique, le maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez. Ce dernier a pris la direction du parti Projet Montréal, qui est également l'opposition officielle, à l'hôtel de ville de Montréal. Ce dernier a attaqué le maire Coderre sur la réforme du financement des arrondissements, lors de sa nomination, en insistant sur le fait qu'il entendait se battre contre la tentative de centralisation de la mairie.

« Les arrondissements, ce n'est pas une ville de plus, a avancé M. Coderre. On est en train de se donner une ville. Ça veut dire que peut-être M. Ferrandez chiale beaucoup. Il n'est peut-être pas habitué de voir comment on doit travailler en équipe. »

« L'important, ce n'est pas de parler en termes de budget historique », a-t-il précisé. « C'est de parler en termes de paramètres de ce qui est mesurable pour que par la suite on puisse voir la performance de chacun de ces 12 chantiers. On s'ajuste, mais on se donne une harmonisation, on se donne des paramètres et on fait en sorte que les gens vont savoir comment l'argent se dépense.»

Sur le plan économique, le maire Coderre a indiqué qu'il était entré en contact avec des entrepreneurs « tant sur le plan international que régional ». Il estime que l'année 2015 sera déterminante après avoir établi des contacts avec plusieurs villes internationales et à la suite de la mission économique du premier ministre Couillard en Chine.

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