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Rapport final du GIEC: il faut éliminer complètement les émissions de CO2

02/11/2014 09:31 EST | Actualisé 02/01/2015 05:12 EST

COPENHAGUE - Les changements climatiques sont presque entièrement le résultat de l'activité humaine et il se peut qu'il faille réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre durant ce siècle pour limiter leurs impacts, conclut le rapport du groupe d'experts en sciences climatiques de l'ONU, rendu public dimanche.

Le quatrième et dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) rassemble les conclusions de trois rapports, publiés au cours des 13 derniers mois.

S'il ne contient donc pas de surprise, il souligne toutefois l'ampleur du défi que posent les changements climatiques en termes clairs.

Les émissions de gaz à effet de serre, qui proviennent principalement de l'utilisation des combustibles fossiles, devraient être réduites à néant d'ici la fin de ce siècle pour que le monde ait une chance de maintenir la hausse des températures moyennes sous le niveau considéré comme dangereux. Si l'on ne parvient pas à limiter ce réchauffement, les impacts sur l'humain et l'environnement pourraient être irréversibles, dit le rapport.

Hausse du niveau des océans, eaux océaniques plus chaudes et acides, fonte des glaciers dans l'Arctique et vagues de chaleur plus fréquentes et intenses: des conséquences sont déjà observables.

Le comité d'experts conseille aux décideurs de déployer des technologies de récupération des émanations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère pour parvenir à limiter le problème.

«La science a parlé, a déclaré dimanche le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors du dévoilement du rapport à Copenhague. Il n'y a aucune ambiguïté dans leur message. Les leaders doivent agir. Le temps n'est pas de notre côté.»

Mais le rapport, déposé avant la conférence internationale sur le climat en 2015, donne aussi matière à espoir. Les outils nécessaires pour remettre la planète sur la bonne voie existent, mais il faut se défaire de la dépendance au pétrole et au charbon, indiquent les experts.

«Nous avons les moyens de limiter les changements climatiques, a assuré le président du comité, Rajendra Pachauri. Tout ce qu'il faut, c'est la volonté de changer, qui sera motivée par le savoir et la compréhension de la science des changements climatiques.»

La Fondation David Suzuki affirme de son côté que les Canadiens doivent réagir rapidement pour s'assurer que les énergies propres deviennent une priorité nationale, afin de prévenir les effets les plus graves des changements climatiques.

Ian Bruce, responsable des politiques et de la science de la fondation, souligne que l'avenir sera déterminé par les choix que nous faisons maintenant pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et coopérer avec les dirigeants du monde afin de donner la priorité aux énergies propres.

M. Bruce rappelle que les solutions au réchauffement climatique offrent de nombreuses possibilités de création d'emplois et d'innovation pour les Canadiens, mais seulement si le Canada travaille en ce sens avec la communauté internationale.

Dans son rapport publié le mois dernier, le bureau du Vérificateur général concluait que le plan du Canada visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et respecter ses engagements internationaux «a été inefficace» et que les actions entreprises «ont été lentes et mal coordonnées».

Le rapport souligne que le Canada risque de ne pas atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre en 2020 et que le gouvernement fédéral «n'a pas encore de plan sur la façon dont il tentera de respecter les réductions plus importantes requises après 2020».

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