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Arctic Circle: Couillard défend son choix de parler uniquement en anglais

01/11/2014 12:31 EDT | Actualisé 01/01/2015 05:12 EST

REYKJAVIK, Islande - Le premier ministre Philippe Couillard a défendu son choix, samedi, de prendre la parole publiquement au cours d'un événement international sans prononcer un seul mot de français.

M. Couillard était un des orateurs invités à prendre la parole à l'occasion de la conférence internationale Arctic Circle, qui se tient dans la capitale islandaise, Reykjavik, et qui porte sur le développement des pays nordiques.

Dans une salle à moitié vide et devant un auditoire formé de gens de divers milieux provenant d'une trentaine de pays, M. Couillard a longuement parlé du Plan Nord.

Et il a choisi de prononcer son allocution uniquement en anglais.

La vidéo précédant son allocution et présentant les ressources et attraits du nord québécois avait donné le ton, étant aussi uniquement en anglais.

En écoutant sa prestation, personne dans la salle ne pouvait se douter que le Québec était un État francophone.

«Si on est rendu au point où il faut dire aux gens que le Québec est francophone, on a un problème», a répliqué le premier ministre, en point de presse, visiblement irrité d'avoir à répondre à ce type de questions.

«Tout le monde sait que les Québécois parlent français», a-t-il ajouté, quand les journalistes cherchaient à savoir pourquoi il avait fait ce choix. Il a mis fin abruptement au point de presse.

«Ce qui est important pour nous, c'est que l'auditoire comprenne le message», a-t-il insisté, précisant que la conférence ne fournissait pas de service de traduction simultanée.

Car, selon lui, «le monde entier sait que le Québec est francophone».

Il n'existe pas de règle écrite pour le choix de la langue utilisée par le premier ministre du Québec lorsqu'il prend la parole publiquement à l'étranger.

Mais traditionnellement, quel que soit l'auditoire, le chef du gouvernement prend soin d'insérer au moins quelques paragraphes dans la seule langue officielle du Québec dans tous ses discours.

«Je suis ici pour parler du Plan Nord», a-t-il tranché, pour justifier son choix, en rappelant que le président de l'Islande et celui de la Finlande «qui sont très fiers de leur culture» avaient eux aussi fait des présentations en anglais.

«C'est un principe de base en communication. Il faut que l'auditoire comprenne ce qu'on dit», a-t-il conclu, avant de tourner les talons, tandis que la question suivante d'un journaliste restait sans réponse.

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