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Les aides familiaux n'auront plus à résider chez leur employeur

31/10/2014 02:51 EDT | Actualisé 31/12/2014 05:12 EST

OTTAWA - Une aide familiale ne sera plus tenue de résider chez son employeur.

Le ministre fédéral de la Citoyenneté et de l'Immigration, Chris Alexander, a annoncé, vendredi, ce changement majeur au programme des aides familiaux résidants qui ne seront donc plus résidants.

Ce programme permet le recrutement, à l'étranger, de travailleurs pour prendre soin à domicile d'enfants, de personnes âgées ou de personnes handicapées. L'obligation, jusqu'à maintenant, de résider chez l'employeur avait été dénoncée après des cas de mauvais traitement.

«En éliminant l'obligation de vivre chez l'employeur, nous répondons aux préoccupations de beaucoup d'aides familiaux qui affirment que cette obligation les empêche de se plaindre du temps supplémentaire non rémunéré ou de mauvaises conditions de travail», a fait valoir le ministre Alexander, lors d'une conférence de presse à Toronto, vendredi après-midi.

En 2015, Ottawa acceptera 2750 aides familiaux pour prendre soin des enfants et autant de travailleurs plus spécialisés, comme les infirmières auxiliaires, pour soigner à domicile personnes âgées ou handicapées. On promet de traiter tous les dossiers en moins de six mois.

De plus, les aides familiaux qui utilisent cette porte d'entrée au Canada pour, éventuellement, y faire une demande d'immigration pour eux et les membres de leurs familles restés au pays, verront leur demande de résidence permanente aboutir plus rapidement.

Citoyenneté et Immigration Canada prévoit accorder le titre de résident permanent à 17 500 aides familiaux en 2014. Mais ce chiffre passera à 30 000 en 2015.

Le ministre Alexander a annoncé ces changements en livrant les quotas d'immigration pour l'année à venir.

Ce sont encore les immigrants économiques qui formeront la plus grande part du gâteau. En 2015, le Canada prévoit donner la résidence permanente à 285 000 personnes dont presque les deux tiers seront des immigrants économiques.

Réfugiés syriens: le ministre prêche la patience

Le ministre a, par ailleurs, promis, encore une fois, une annonce pour les réfugiés syriens.

«On a l'intention d'annoncer des objectifs beaucoup plus ambitieux pour la Syrie mais ce n'est pas le sujet de la conférence de presse d'aujourd'hui», a dit le ministre, reprenant ainsi la même promesse faite en juin dernier.

En mai, l’UNHCR a demandé à plusieurs pays, dont le Canada, de trouver une place pour 100 000 réfugiés syriens. Ottawa n'a pas encore répondu à cette demande.

Auparavant, le Canada s'était engagé à parrainer 200 réfugiés placés sous la protection des Nations unies et à permettre le parrainage privé de 1100 autres, portant le total à 1300, avant la fin de 2014.

«On a déjà dépassé les objectifs fixés par le Canada pour les réfugiés parrainés par le gouvernement, pour cette année», a assuré, vendredi, le ministre Alexander, sans préciser de chiffres.

Les groupes d'aide aux réfugiés ont reproché à Ottawa d'imposer des conditions trop lourdes pour les parrainages privés.

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