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Ebola: un juge refuse d'imposer une quarantaine à l'infirmière du Maine

31/10/2014 09:07 EDT | Actualisé 31/12/2014 05:12 EST

FORT KENT, États-Unis - Un juge du Maine a refusé vendredi de limiter les déplacements de l'infirmière Kaci Hickox, qui refuse de respecter une quarantaine depuis qu'elle est rentrée d'Afrique de l'Ouest après avoir traité des patients infectés par le virus Ebola.

Le juge Charles C. LaVerdiere a statué que Mme Hickox doit continuer à se soumettre à une évaluation quotidienne de son état de santé et qu'elle doit coordonner ses voyages avec les responsables. Il a toutefois précisé qu'elle n'est pas contagieuse, puisqu'elle n'a pas de symptômes.

Le Maine voulait placer Mme Hickox en quarantaine pour 21 jours, jusqu'au 10 novembre. Mme Hickox et son conjoint habitent la ville de Fort Kent, qui se trouve directement sur la frontière entre le Maine et le Nouveau-Brunswick.

L'infirmière affirme que la quarantaine est inutile puisqu'elle n'a aucun signe de la maladie.

Les policiers qui surveillaient sa résidence ont quitté les lieux un peu après 12 h 30.

Le gouverneur du Maine, Paul LePage, avait annoncé jeudi que les négociations entre les avocats de Mme Hickox et les représentants de l'État se trouvaient dans une impasse.

À l'étranger, la présidente du Libéria a inauguré vendredi, à Monrovia, un des plus importants centres de traitement du pays à l'intention des victimes du virus Ebola.

Des représentants des États-Unis et de l'ONU, ainsi que des médecins cubains, ont assisté à la cérémonie en compagnie d'Ellen Johnson Sirleaf. Le centre peut actuellement accueillir 200 personnes et pourra éventuellement en accommoder 300.

Le pays se prépare à affronter une nouvelle vague d'infections, même si les responsables témoignaient plus tôt cette semaine d'une légère amélioration de la situation.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dit que le rythme des infections semblait ralentir, tout en prévenant que la situation pourrait recommencer à se détériorer si la vigilance est relâchée.

Certains croient que la décision de Mme Johnson d'ordonner l'incinération des corps de toutes les victimes incite certains malades à se cacher chez eux, puisque l'incinération va à l'encontre des traditions libériennes. L'organisation Médecins sans frontières essaie par exemple de comprendre pourquoi seulement 80 des 250 lits d'une de ses cliniques sont occupés.

Plus de 13 700 personnes ont été infectées par le virus, dont près de la moitié seulement au Libéria.

En Sierra Leone, des dirigeants ont prévenu vendredi que l'état d'urgence proclamé il y a trois mois demeure en vigueur et qu'ils n'ont aucune intention de l'annuler prochainement.

Le Brésil a annoncé qu'il commencera à examiner les voyageurs qui arrivent du Libéria, de la Guinée et de la Sierra Leone, les trois pays les plus durement touchés par le virus.

L'OMS a par ailleurs mis à jour vendredi ses lignes directrices à l'intention des travailleurs de la santé qui affrontent le virus sur le terrain. L'agence onusienne recommande maintenant une double paire de gants et une meilleure protection de la bouche, du nez et des yeux envers les gouttelettes contaminées.

Médecins sans frontières recommandait déjà aux employés les plus à risque de porter deux ou trois paires de gants.

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