POLITIQUE

TransCanada franchit une nouvelle étape

30/10/2014 10:53 EDT | Actualisé 30/10/2014 11:43 EDT
Bloomberg via Getty Images
Three sections of pipe sit on the ground during construction of the Gulf Coast Project pipeline in Atoka, Oklahoma, U.S., on Monday, March 11, 2013. The Gulf Coast Project, a 485-mile crude oil pipeline being constructed by TransCanada Corp., is part of the Keystone XL Pipeline Project and will run from Cushing, Oklahoma to Nederland, Texas. Photographer: Daniel Acker/Bloomberg via Getty Images

QUÉBEC - TransCanada a déposé jeudi une volumineuse demande d'approbation à l'Office national de l'énergie. L'entreprise espère ainsi être en mesure de mettre en activité son oléoduc Énergie Est dès la fin de l'année 2018.

La demande de TransCanada déposée devant l'organisme réglementaire fédéral fait plus de 30 000 pages, qui ont été livrées dans 70 classeurs.

La compagnie estime qu'il s'agit d'une «des demandes d'approbation officielle les plus documentées de l'histoire de TransCanada».

TransCanada a également déposé une étude d'impact environnemental au ministère québécois du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

L'entreprise a également réitéré sa volonté de soumettre «volontairement» son projet devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement du Québec.

Le projet d'oléoduc Énergie Est, évalué à 12 milliards$, transférerait quotidiennement 900 000 barils de pétrole par jour de l'Alberta vers le Nouveau-Brunswick, en passant par le Québec.

Le président d'Oléoduc Énergie Est, François Poirier, a affirmé que le projet créera des retombées 5,8 milliards$ au Québec durant la phase de construction, puis de 1,9 milliard$ en recettes fiscales pour la province.

De nombreux groupes environnementalistes s'opposent à ce projet, notamment en raison de la construction d'un port pétrolier à Cacouna.

«Le projet ne passera pas, croit Patrick Bonin, de Greenpeace Canada. Énergie Est annulerait tous les efforts des provinces dans la lutte aux changements climatiques et poserait un risque majeur pour l'eau potable dans la moitié du pays.»

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