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Moscou et Kiev s'entendent sur les livraisons de gaz tout juste avant l'hiver

30/10/2014 08:30 EDT | Actualisé 30/12/2014 05:12 EST

BRUXELLES - Moscou et Kiev sont parvenus jeudi à un accord garantissant le transfert des exportations gazières russes en Ukraine et au-delà, dans l'Union européenne, et ce pour tout l'hiver, malgré l'intense rivalité entre les deux capitales à propos des combats dans l'est de l'Ukraine.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, dont les bureaux ont supervisé les négociations pendant des mois, a d'ailleurs dit espérer que «l'entente puisse contribuer à améliorer la confiance entre la Russie et l'Ukraine».

De son côté, le responsable européen en matière d'énergie, Günther Oettinger, a assuré que l'approvisionnement était garanti pour l'hiver, non seulement pour l'Ukraine, mais aussi pour les nations de l'UE situées près de la région, et qui auraient pu être éprouvées si le flot de gaz avait dû se tarir.

Le sort de l'entente a longtemps reposé sur la question à savoir si l'Ukraine pouvait disposer de suffisamment de fonds pour payer le gaz. L'UE doit par ailleurs fournir certaines sommes pour venir en aide au gouvernement de Kiev, à cours de liquidités. Selon M. Oettinger, la nouvelle entente, évaluée à 4,6 milliards $ US, aura cours jusqu'au printemps.

Après que le gaz eut cessé de circuler pendant l'été, le ministre ukrainien de l'Énergie, Iouri Prodan, a déclaré que le combustible fossile recommencerait à couler vers l'Ukraine «immédiatement après le paiement d'une première tranche de 1,45 milliard $ US».

L'accord ne s'étend cependant que jusqu'au mois de mars, et les difficultés inhérentes au processus sont immédiatement apparues lorsque les Russes et les Ukrainiens ont commencé à afficher leurs désaccords lorsqu'ils ont abordé les questions des termes et des prix pour le gaz livré l'été prochain.

Les présidents russe et ukrainien Vladimir Poutine et Petro Porochenko se sont entendus, plus tôt ce mois-ci, sur le cadre général d'un accord, mais les questions financières, tournant autour des garanties de paiement pour Moscou, ont longtemps ralenti les discussions.

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