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L'accès au secteur agricole canadien reste un obstacle, dit Washington

30/10/2014 07:00 EDT | Actualisé 30/12/2014 05:12 EST

WASHINGTON - L'accès au marché agricole protégé du Canada figure parmi les principaux obstacles restants à la conclusion d'une entente historique de libre-échange entre 12 pays, a affirmé jeudi l'administration américaine.

Le représentant au Commerce des États-Unis, Michael Froman, s'est fait demander lors d'un événement public quels points d'achoppement accaparaient le plus les négociateurs américains dans les dernières étapes des discussions sur le projet de Partenariat transpacifique (PTP).

Il a alors fait mention de deux pays, dont le Canada. M. Froman a semblé faire référence spécifiquement au système de gestion des approvisionnements du Canada, qui établit les prix pour le fromage, les autres produits laitiers et la volaille, et qui restreint la concurrence étrangère.

Dans le cadre d'un forum de l'Institut Aspen, à Washington, M. Froman a affirmé qu'il y avait «assurément des enjeux sur l'agriculture avec le Japon et le Canada». Il a ajouté qu'il y avait de «bonnes avancées» avec le Japon, et que les États-Unis espéraient «s'y mettre bientôt» avec le Canada.

Le représentant au Commerce des États-Unis a ensuite soutenu que le deuxième obstacle global portait sur les réglementations nationales distinctes — reliées aux droits de propriété intellectuelle, aux entreprises étatiques, à la main-d'oeuvre et à la protection de l'environnement. Mais il a fait valoir qu'il y avait eu des avancées significatives sur ces fronts, et que les principaux contours du PTP semblaient de plus en plus «cristallisés» après une récente rencontre entre les représentants au Commerce en Australie.

Le Canada retiendrait apparemment une position de négociations détaillée — et attendrait la conclusion de certains autres éléments avant d'offrir des concessions. Des sources dans les deux pays ont affirmé que le Canada attendait les développements dans deux affaires: une entente significative impliquant le Japon, et la délivrance par le Congrès américain à l'administration Obama d'un pouvoir de négociation prévu par la procédure accélérée.

L'ambassadeur du Canada à Washington, Gary Doer, affirme se réjouir lorsque des gens accusent le Canada d'adopter une approche ferme de négociation.

«Je suis désolé, je considère cela comme un compliment, a dit M. Doer récemment en entrevue. Quand des gens disent que nous jouons dur dans un tel cas, je soutiens cela.»

Selon M. Doer, un pouvoir de négociation accéléré pour l'administration Obama est souhaitable. Il estime que le Canada ne peut se placer dans une position de multiples concessions, pour ensuite voir 535 législateurs à Washington défigurer l'entente avec une série d'amendements.

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