POLITIQUE

Retour au calme à Ottawa: le périmètre de sécurité est levé

24/10/2014 07:48 EDT | Actualisé 24/10/2014 07:49 EDT
Andrew Burton via Getty Images
OTTAWA, ON - OCTOBER 23: Flowers are left in memorial for Cpl. Nathan Cirillo of the Canadian Army Reserves, who was killed yesterday while standing guard in front of the National War Memorial by a lone gunman, on October 23, 2014 in Ottawa, Canada. After killing Cirillo the gunman stormed the main parliament building, terrorizing the public and politicians, before he was shot dead. (Photo by Andrew Burton/Getty Images)

Le périmètre de sécurité est finalement levé au centre-ville d'Ottawa, deux jours après la fusillade qui a coûté la vie à un caporal, mais la présence policière est toujours bien visible.

La capitale se remet peu à peu de l'attaque armée au Parlement et au Monument commémoratif de guerre où Nathan Cirillo est tombé sous les balles de Michael Zehaf-Bibeau.

La rue Elgin, entre Wellington et Queen, est encore fermée aux véhicules, mais accessible aux piétons et cyclistes.

D'ailleurs, nombre d'entre eux l'ont empruntée pour se rendre au Monument commémoratif afin d'y déposer des bouquets de fleurs, des peluches et des bougies en hommage au caporal de 24 ans qui y montait la garde avant d'être abattu.

Basé à Hamilton, Nathan Cirillo, père d'un garçon de cinq ans, était en poste à Ottawa pour un mois.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) poursuit son enquête, qui s'annonce longue pour comprendre ce qui a poussé Michael Zehaf-Bibeau à commettre un tel acte.

Lors d'une conférence de presse, hier, le commissaire de la GRC, Bob Paulson a précisé que l'auteur de l'attaque ne figurait pas sur la liste des 93 personnes interdites de voyage par les services de sécurité en raison de leur radicalisation.

Le commissaire a cependant avancé que si les motivations du tireur n'étaient pas claires, il semblerait que la question de son passeport soit à prendre en compte. Il avait fait une demande de passeport pour se rendre en Syrie, en prétendant vouloir voyager en Libye, pays d'origine de son père. Une enquête était en cours pour déterminer si ce document pouvait lui être délivré.

Les failles dans le système de sécurité entourant le parlement seront également analysées afin d'éviter qu'un tel drame ne se reproduise.

« La question que l'on doit se poser, c'est dans quelle mesure on réagit à ce type d'événement. Il faut avoir un équilibre dans la réaction que l'on va avoir vis-à-vis de cet événement-là », estime un ex-sous-commissaire adjoint à la GRC, Pierre-Yves Borduas.

« Est-ce que l'on veut un modèle américain où l'on a une clôture autour du parlement et les gens ne peuvent accéder à leur institution ? Je crois que poser la question, c'est y répondre. Les gens veulent profiter du parlement, veulent accéder au parlement, mais ils doivent aussi comprendre que l'on vit dans un monde qui a considérablement changé et les mesures de sécurité doivent réagir à ce type d'environnement-là », ajoute-t-il.

Hier, le premier ministre Stephen Harper a promis à la Chambre des communes d'accélérer le processus déjà lancé par son gouvernement pour accroître le pouvoir de ses agences de renseignement et des services de sécurité.

Fusillade à Ottawa

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