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Les bonnes relations sont essentielles au succès en affaires, dit la BDC

20/10/2014 07:00 EDT | Actualisé 20/12/2014 05:12 EST
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MONTRÉAL - Le dénominateur commun caractérisant le succès des petites et moyennes entreprises (PME) est leur capacité à tisser de solides relations avec les intervenants qui les entourent, suggère une étude de la Banque de développement du Canada (BDC).

Dévoilée lundi, «Les cinq facteurs clés et les cinq pièges à éviter pour réussir en affaires» propose une série de recommandations aux entrepreneurs afin d'influencer leur prise de décision.

Le document identifie les facteurs clés de la réussite: l'innovation, la capacité de demander des conseils à l'externe, l'ébauche d'un plan permettant de mesurer ses progrès, l'embauche et la mobilisation de personnel et le développement de liens avec les fournisseurs.

«Lorsqu'on partage nos objectifs précis avec nos fournisseurs, ils peuvent nous aider, souligne en entrevue l'économiste en chef de la BDC, Pierre Cléroux. C'est la même chose avec nos employés. Tout le monde travaille dans la même direction.»

Pour M. Cléroux, l'élément crucial à la réussite parmi ceux identifiés par l'étude demeure l'innovation, en grande partie parce que la concurrence devient de «plus en plus vive».

Le tiers des entreprises qui réussissent le mieux ont déclaré que plus de 20 pour cent des produits et services qu’elles offrent aujourd'hui n’existaient pas il y a cinq ans, tandis qu’une seule entreprise sur 10 n’a proposé aucun nouveau produit ou service.

M. Cléroux rappelle en outre qu'une étude réalisée par Statistique Canada il y a près de 20 ans arrivait essentiellement aux même conclusions en ce qui a trait à l'innovation et au succès des PME.

Mais l'innovation doit ici être prise au sens large et ne vise pas uniquement le coup de circuit. «Avant de chercher la prochaine grande invention, les entreprises doivent se concentrer sur l'amélioration continue», prévient l'économiste.

Par exemple, l'enquête de la BDC relève que 70 pour cent des PME qui réussissent le mieux ont été parmi les premières de leur secteur d'activité à adopter de nouvelles technologies, alors que seulement la moitié de toutes les autres entreprises ont répondu la même chose.

L'étude de 42 pages est dévoilée alors que s'amorce la 35e semaine de la PME organisée par la BDC, où l'institution en profite pour offrir des conseils aux dirigeants de petites et moyennes entreprises.

«C'est la première fois que l'on dresse ce genre de liste, rappelle l'économiste en chef de la BDC. Il n'y a rien de très complexe, ce sont des solutions simples qui suggèrent de ne pas oublier la base.»

Puisque de nombreuses entreprises finissent par traverser des turbulences, l'étude suggère aux PME dans cette situation d'éviter cinq pièges qui pourrait faire en sorte de s'enliser davantage.

Ces pièges consistent à dépendre d'une clientèle trop peu diversifiée, à sous-estimer l'importance d'une gestion serrée des finances, à faire preuve de laxisme dans la préparation d'un plan d'urgence, à ignorer les tendances du marché ainsi qu'à trop attendre avant de demander de l'aide.

«Un quart des entreprises de l'échantillon (...) ont perdu leur plus gros client, observe M. Cléroux. Il faut vraiment se poser la question pour savoir si on peut se permettre de perdre son plus gros client et continuer à avoir du succès.»

Du côté de la gestion, l'étude souligne que des entreprises prospères ayant voulu réaliser d'importants investissements, mais qui présentaient des lacunes en matière de rapports financiers et d’analyse financière, ont notamment entraîné des insuffisances du fonds de roulement.

Cette situation, combinée à un manque de connaissances en matière de finance, peut finir par miner la rentabilité de certaines PME.

La BDC en est arrivé à ce constat en étudiant 118 compagnies bien établies, qui, en moyenne, affichaient un chiffre d'affaires annuel de 7,8 millions $, étaient en affaires depuis plus de 20 ans et qui comptaient 56 employés.

L'étude a également été réalisée grâce à une revue de publications spécialisées ainsi qu'à un sondage effectué auprès de 1139 PME canadiennes.

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